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L'univers est une banane

L’univers est une banane. L’univers est une banane, et la banane grandit, dit l’observateur. Il ajoute qu’elle est une grande banane, qui décrit sur sa peau même, ce qui se trame dans l’univers. Car l’espace y est décrit en entier par la peau de banane, c’est-à-dire qu’il y a quelque chose sur la peau de banane qui glisse dans des trous et qui est une mine d’informations. ces informations minées décrivent l’image de la peau de banane. C’est une peau avec dessus le pied d’un l’observateur en train de mater les trous noirs. L’univers observable est donc une sorte patinette en forme de pelure de banane. Et plus la peau de banane grandit, plus il y a des trous noirs à l’horizon. Mais aucun trou n’est cependant visible, nous dit l’observateur, ce sont juste des disques qui touchent d’autres disques, comme si c’était des galaxies, alors que ce sont plutôt des astres effondrés et des corps qui dérapent. La chute de ces corps cosmiques sur la peau de banane n’a pas fait de trous, mais des écrans. Des écrans où dedans l’observateur éclairé pourra ainsi décrire les pelures de bananes en devenir, c’est-à-dire annoter un amoncellement de plurivers en chute libre. En quelque sorte, une bananerie, plutôt qu’une bananerai. Car, au fond, ça rit plus que ça ne brait dans les bananeries. Des bananeries cosmiques sur une peau en voie de pourrissement. Et pourrir, c’est revenir en peu, nous dit le poète. En très peu même, ça lui revient à l'autre denrée. Et puis ses restes repartent et s’étendent. Ça s’étend et ça s’éteint. Ça s’éteint puis ça se rallume à ses bords, au débordé des événements, car l’univers est un événemenciel, si j’ose dire. Et les observateurs ça ose tout, ça glisse dessus la peau et pouf patapouf, les voilà ainsi bien bananés, comme Doublepatte et Patachon, dans la soupe primordial comme il est précisé, ou alors on ne nous a rien précisé, on nous y a précipités, c’est tout, sur un fond de banane, mais de toute façon ce n’est pas une banane au fond du fond. Et il n’y a pas de fond d’ailleurs, y a juste un air pelliculé, un opercule au noir et la chair est dedans, fière comme Artaban, mais tout cela est fortuit, et ça n’a rien du fruit, ou ce n’est qu’un hasard, et qu’ils s’y mettent à plusieurs, car les zazards font bien les choses.