j'ai l'idée de faire une performance où je cours, ça dure longtemps, je parle en même temps que je cours, je suis dans une pièce où il y a des gens, les gens essaient de m'éviter car je cours très vite, parfois je bouscule quelqu'un, je préviens les gens que je n'ai pas l'habitude de parler et courir en même temps, s'ils pouvaient ne pas trop se déplacer ça serait bien, sinon il risque d'y avoir du grabuge, je précise que ce n'est pas facile, que je ne sais pas pourquoi je fais ça, que la performance ne se résume pas qu'à ça, qu'il n'y a vraiment aucun intérêt à le faire, à moins de vouloir se blesser ou encore blesser quelqu'un d'autre, car la pièce est toute petite et il y a plein de monde, j'ai oublié de le préciser, qu'à cela ne tienne, il faut continuer, cette pièce est vraiment petite je dis, je dis également que je suis essoufflé et que s'ils veulent je peux m'arrêter, mais qu'ils évitent de vouloir m'arrêter en me faisant un croche pied car je n'apprécierais pas, je préfère qu'ils me le disent d'une manière qu'ils inventent, une manière inattendue de me le dire, par exemple ils peuvent me parler à l'oreille, mais pour cela il faut courir avec moi, il faut me rejoindre et moi je fonce, je cours comme un perdu dans cette pièce, je vais finir par buter sur quelque chose ou quelqu'un d'autant qu'il y en a qui font exprès de bouger dans cette pièce, ils imaginent que c'est un jeu alors que ça n'est pas un jeu, je ne joue pas, je veux rien prouver non plus, je veux rester juste jusqu'à la fin, être juste avec une idée, avoir du respect pour une idée, même si celle-ci est complètement stupide, ça n'a aucun sens de courir dans tous les sens et parler en même temps, c'est ce que je fais depuis le début, je parle je parle, mais ça n'est pas un texte, ça n'est pas de l'écriture ça, ça n'est pas du style ça, c'est autre chose je dis, c'est quoi autre chose, les gens pourraient me demander c'est quoi cette autre chose, je précise que je ne fais pas de sport, ça n'est pas pour faire du sport que je fais ça, c'est pour faire quelque chose que je ne sais pas vraiment faire, il y a plein de choses que l'on fait dans la vie que l'on ne sait pas faire, par exemple avant de passer un diplôme on ne sait pas toujours si c'est dans la poche, peut-être qu'on va se planter lamentablement à l'écrit ou à l'oral, là je crois que je vais me planter aux deux, car en fait je n'écris pas, ça n'est pas de l'écriture ça, ça n'est pas non plus une lecture, et ça je sais tout de même un peu faire, tandis que là je cours comme un dératé pour rien et en plus je parle et il y a des gens et je risque de m'en emplafonner un dans la minute qui suit, d'ailleurs je me demande si on dit emplafonner pour parler d'une personne qu'on bouscule et qu'on fait tomber, une personne qu'on renverse en lui rentrant dans le lard, je m'excuse auprès des personnes qui m'écoutent mais je n'ai pas assez d'oxygène dans le cerveau pour réfléchir, je m'excuse car parfois je dis des choses mais c'est la fatigue, l'essoufflement et le manque total d'entraînement qui fait que je suis déjà au bord de la faillite personnelle, je ne sais pas si c'est le bon terme, au bord du précipice ou au bord de l'effondrement, avant je courais parfois plusieurs kilomètres sans m'arrêter et quand j'étais jeune je courais très vite car j’aimais ça la course de vitesse, j’aimais les épreuves où vous devez donner tout dans la seconde qui suit, par exemple en amour j’ai fait de même, quand j’étais jeune et plus tard, j’ai été capable d’aimer une fille pendant plusieurs années de suite, parce que souvent le monde demande à ce qu’on aime longtemps, mais j’ai surtout été capable de tout donner d’un coup, de donner tout l’amour d’un coup et qu’on n’en parle plus, je me souviens d’une course qui était une quatre fois quatre-cents mètres et je me suis donné totalement à cette course, nous étions en très mauvaise posture et j’étais le troisième relais, quand on m’a donné le bâton j’ai couru comme si je courais un cent mètres et je me suis littéralement tué pour arriver avant les autres, j’ai dépassé tout le monde puis mes jambes flanchait de plus en plus, on m’encourageais et j’entendais la fille qui était amoureuse de moi m’encourager, mes jambes flanchaient et je ne savais plus où j’étais et j’ai failli tomber avant la ligne, mais j’ai tout de même réussi à maintenir un certain rythme pour devancer mes concurrents, ce qui fait que je suis arrivé à donner le relais avant les autres et là je suis tombé par terre, cette fille m’avait déjà soutenu à d’autres occasions, notamment lorsque je m’étais battu avec un type pendant la récréation, je ne sais pas pourquoi ce mec me cherchait, il était assis d’un côté de la cour et moi d’un autre et il a commencé à me lancer des cailloux, gentiment et de plus en plus fort jusqu’à ce que je le poursuive et qu’il aille se réfugier dans les toilettes, cependant il avait perdu ses lunettes à double foyer et je m’amusais à vouloir les éclater, sur les murs blancs des toilettes de l’école, mais j’arrivais à peine à les griffer, alors je lui ai jeté par en dessous et je suis parti, par la suite je suis rentré chez moi et avant cela, durant la permanence, je m’étais fait des marques assez profondes sur les deux mains avec mon cutter, je suis rentré chez moi le samedi, car j’étais interne, et un cousin militaire m’a demandé comment cela se faisait que j’avais ces horribles entailles, le cousin dans l’armée de terre ou de l’air, je ne sais plus, c’était un gradé dans l’armée, en tout cas il paraissait horrifié, alors je me suis mis à baratiner que je m’étais battu avec un type à l’école, que je lui avais cassé ses verres de lunettes et il m’a alors coincé pour me faire ces griffes avec ses bouts de verre de myope, la famille était affligé mais je restais plutôt stoïque, pendant que je raconte cette histoire qui me vient à l’esprit à cause sans doute que le cerveau n’est plus irrigué que dans certaines partie, quelques menues parties qui restent encore à penser, car sans doute lorsque le sang a du mal à circuler il privilégie les endroits les plus important, car il est nécessaire dans la vie d’avoir toujours un minimum d’information sur sa propre personne, son nom, son âge, son adresse et quelques souvenirs d’enfance qui traînent, cela suffit à toute personne qui est à bout, prête à s’effondrer, cependant je tiens le coup malgré que je cours encore très vite, je n’ai pas pu éviter certaines personnes, que celles-ci soit ici excusées, j’espère qu’elles ne m’en veulent pas et que malgré la violence de cette performance, elle reviendront me voir ou voir d’autres performances, sachez qu’il y a beaucoup de performances de par le monde, tout le monde s’y met, tout le monde aujourd’hui fait des performances, même les cadres d’entreprises appellent certaines de leur réunion des réunions performance car ils enchaînent les discussions à bâton rompu, pour faire jaillir une idée, les tables rondes n’en finissent pas et cela devient de la véritable performance qui se vit par les cadres de la société comme ça se vivait chez les artistes de la performance, chez les avant-gardes, sachez toutefois que c’est un peu moins bon d’assister à toutes ces performances que celles qui existaient au début et qui étaient faites par les créateurs de ce qui est devenu maintenant une vraie mode, en tout cas je tends à le croire et je ne suis pas le seul, car il y a beaucoup d’amis comme moi qui le pensent aussi et de nombreux artistes qui précisent qu’il ne faut pas appeler ça de la performance, car le terme est sali par tout un tas de pratiques profanes, alors il faut appeler cela de l’art-performance, un peu comme ceux qui ont décidé un jour d’appeler la musique contemporaine de la musique savante, ça fait déjà un peu plus élitiste et les artistes préfèrent se livrer corps et âme à l’élitisme qu’à laisser passer une occasion de se taire, car je crois qu’ils devraient parfois ne rien dire, puisque toute œuvre, même fondamentale, trouvera un jour son revers de médaille, puisque une œuvre nouvelle fera beaucoup de sous-œuvres et à partir de grands génies nous en aurons d’autres un peu plus petits et puis il y aura des artistes talentueux, il y aura tout un aréopage, je ne sais comment je trouve la force de dire ce mot, c’est une vraie gageure croyez-moi, un aréopage donc de nouveaux artistes qui auront les mêmes questionnements et qui reprendront des petits bouts par-ci par-là pour faire nouveau et il y aura ensuite d’autres artistes à la petite semaine, à moins que ça ne soit des artistes carrément du dimanche qui finiront le travail de cette œuvre, cela deviendra le grand œuvre de tout un pan d’une histoire humaine et il n’y a pas forcément à féliciter celui qui a entamé le débat, il a fallu aussi tous les autres et bien des gens n’ont pas été capable d’entendre le tout premier message quel qu’il soit, et il a fallu le reproduire, le rendre plus lisse, plus écoutable, plus visible, plus net, plus rond, plus rigolo, plus pêchu, plus lumineux ou plutôt plus allumé, allumé comme un spot pour qu’on ne puisse plus le rater, car rater un message de la sorte pour l’humanité entière, ça serait comme rater une marche ou se prendre un poteau ou, dans mon cas, une personne qui est venue ici et qui peut-être m’aimait bien, c’est important pour un artiste de se sentir aimé, il y a des gens bien sûr qui ne vous aiment pas et il y a des gens aussi qui vous aiment, mais trop, du coup il ne faut pas varier, là je sais qu’après cette performance unique en son genre, pour moi en tout cas qui la réalise, elle a déjà été faite mille fois et si vous voulez je vous donnerai plus tard les dates des différentes performances qui traitent de ce sujet de façon tellement plus juste, mais pour ma part il s’agit d’une première et je me jette à l’eau, je ne cherche rien d’autre qu’à courir en parlant et à maintenir ainsi une discussion avec mon semblable et j’essaie de lui livrer mes pensées tout à trac en essayant toutefois de lui montrer que même diminué physiquement à cause de cet effort, j’arrive toutefois à donner un peu de choses à penser et aussi à parler de moi, de ma vie, sans que ça ne soit inintéressant, mais je crois aussi que beaucoup seront déçus car il y a déjà beaucoup de théories qui signalent le mauvais penchant de ces auteurs qui se livrent, et c’est même devenu une mode, une grande mode en quelques années, je dirai un peu plus de dix ans, quinze ans tout au plus, ou peut-être vingt ans, vingt ans sur une même mode dans la littérature, il faut le faire, d’habitude les modes ça dure une saison, mais en littérature on peut allonger ça pendant quinze ou vingt ans sans que ça ne dérange vraiment personne, ça prouve à quel point on a du soucis à ce faire, « on », je ne sais de qui je parle, si je parle de vous et moi ou si je parle seulement des auteurs à moins que ça ne soit à l’humanité entière de se faire du soucis pour l’art et la littérature, car c’est une mode finalement qui montre que les mouvements sont tout de même plus lents qu’il y a quelques années, tout au moins dans le domaine de la littérature, cette mode de se raconter qui a débuté au siècle dernier par des livres célèbres, dont un si je me souviens, donnait l’image de la cervelle de l’auteur ressemblant à une crêpe, une crêpe qui roule et qui s’envole, une crêpe toute molle, voilà ce qu’était déjà sans doute un peu ce roman de facture pourtant bien avant-gardiste pour l’époque, mais l’auteur déjà s’épanchait un peu trop prétend-on, aujourd’hui ce n’est plus de l’épanchement, c’est carrément du renversement, de l’étalage, du barbouillage écrivassier, du badigeonnage de peintraillon, du pisse-copie comme on dit, comme je suis en train de faire, mais vous avez je pense été prévenu dès le début de cette performance que je n’avais pas de prétention particulière aujourd’hui, il y a des jours ainsi, vous n’avez pas la prétention de faire quelque chose, il y a même des gens et c’est sans doute arrivé chez quelques-uns d’entre nous ici, qui n’ont même pas la prétention de se lever, alors avoir la prétention de faire de l’art ce n’est pas forcément quelque chose que l’on a dès qu’on se lève, il y a des jours où nous avons juste la prétention de terminer la journée sans encombre, aujourd’hui par exemple, avant de faire cette performance qui est plus du domaine physique, comme on dit la performance d’un cheval ou d’un artiste chanteur, même d’un champion de formule-un, plutôt qu’une performance ayant dans le fond la volonté de faire art, comme un artiste peintre a la volonté de changer le monde à coup de pinceau, aujourd’hui donc, je me suis demandé si mon cœur n’allait pas claquer d’un instant à l’autre, s’il n’allait pas exploser ou s’arrêter tout bonnement et donc j’écoutais avec une grande attention la défaillance probable de mon cœur, qui n’est pas le plus gros muscle de l’être humain, qu’on se le dise une bonne fois pour toute, c’est la langue paraît-il, la langue est le plus gros muscle et vous en avez ici une démonstration car depuis tout à l’heure je vous tiens en haleine avec mes histoires, et donc ce cœur j’avais du mal à l’entendre, il fallait que j’arrête de respirer, et là je l’entendais bien, il avait l’air de se calmer progressivement, je me suis demandé si on n’entendait pas un clac à un moment donné, si, lorsque arrive le moment fatidique comme on aime à dire, il y aurait bien des choses à dire sur ce terme et j’y reviendrai, lorsqu’on arrive à ce moment on n’entend pas comme un téléviseur qui claque ou ou machine quelconque qui subit un dysfonctionnement soudain, un bruit qu’on n’a pas l’habitude d’entendre et qui nous étonne, on sait alors, à ce bruit, qu’il y a quelque chose de grave qui vient de se passer, et ce qui vient de se passer est effectivement grave mais pas autant que le bruit que nous faisons quand nous mourrons, j’emploie le nous, je me permets de dire nous car en vrai nous pouvons avoir la même idée, voyez ce qui est important à l’instant même où je dis cela, c’est que je me rend compte que je peux parler sans qu’on m’interrompt car ça serait gênant pour la suite du spectacle, qui n’en est pas un, nous ne sommes pas au spectacle ici, tout au moins je l’espère, car les artistes ont une sainte horreur, c’est le terme que je me permets d’employer, ils ont une sainte horreur pour tout ce qui est du spectaculaire, mon travail ici, si on peut appeler ça un travail, c’en est un peut-être, car je pourrais affirmer avec les témoins que vous êtes ici forcés d’être, que je me tue à la tache, mon travail donc a un certain côté spectaculaire mais il interagit avec d’autres forces, vous êtes dans ces forces et rien n’est extérieur au propos, alors qu’un spectacle les gens semblent vraiment à distance, en gros ils ne risquent pas de se cogner à l’artiste, l’artiste ne vient pas les chercher toutes les cinq minutes, car on peut finalement apparenter mon geste à quelqu’un qui ne sait comment s’y prendre pour vous faire venir dans le creux même de ce qui se joue en ce moment, vous tirer de votre embarras ou de quelque chose, même si vous êtes peut-être dans un plus gros embarras que moi, vous êtes dans un autre embarras et là j’embarque tout ce qui est là dans un embarras qui est mien et qui serait bien pénible à vivre si on devait faire ça tous les jours, et pourtant on le fait, inconsciemment, tous les jours on est embarqué dans des histoires qui ne sont pas les nôtres, combien de fois quand vous parlez à quelqu’un ne vous semble-t-il pas que vous sortez des banalités tout simplement parce qu’à un moment donné de la vie en société, je dirai même à quasi tous les moments de la vie en société, il faut nécessairement vivre et dire et faire des banalités, des choses que tout le monde a fait, n’arrête pas de faire, par exemple on vous dit d’aller voir une performance d’acteur, pas la mienne, à la rigueur disons que la mienne est encore ailleurs de ce qu’on nous propose habituellement, ce qui devrait me flatter mais finalement n’est pas non plus une situation confortable, car si vous sortez des sentiers battus on ne parle pas de vous ou alors quand vous êtes morts, bref, quand on vous dit d’aller voir un film au cinéma, qu’on vous dise il faut que t’aille voir ce film, c’est vraiment important et ça va te plaire, il faut vraiment que tu y ailles car c’est exactement dans tes goûts, surtout n’y allez pas, commencez à prendre l’habitude à faire cela et vous verrez, vous n’irez plus voir grand-chose, commencez déjà à vous demander l’intérêt d’aller voir quelque chose que bien des yeux ont vues et bien des oreilles entendues et vous n’irez pas, puisque tous ces yeux et ces oreilles en témoignent et qu’il suffit ensuite que les gens vous racontent pour le savoir un peu, ou alors même, pendant qu’ils travaillent à voir des choses que tout le monde voit, car je crois que c’est aussi un travail, vous pouvez vous organiser pour faire des choses que peu de gens font, c’est tout de même mieux, évitez donc de parler comme tout le monde, ça ne sert à rien puisque tout le monde le fait déjà et évite de faire les choses comme tout le monde sans pour autant vouloir passer pour un original, faites simplement ce qui vous apparaît être le meilleur, combien de gens sont malheureux à ne jamais faire ce qu’ils veulent, en même temps quand je dis ça je pense de suite à une phrase d’un grand homme qui disait, après tout, nous sommes dans une société pas pire que les autres, et même nous sommes dans une société pas si mauvaise, on aurait tort de se plaindre, je dis ça car il faut être un peu privilégié pour penser qu’il ne faut pas faire comme les autres pour ne pas être malheureux, car il y a bien des malheureux qui se passeraient bien d’être malheureux comme bien des autres, mais ce même grand homme s’est demandé également quelle pouvait être la différence entre nous et les animaux et il a répondu que c’était simplement que nous avions eu idée de retraiter notre merde, il y a donc un paradoxe entre les phrases de cet homme, un paradoxe continuel que j’appellerai le style, car pour moi le style est justement le fait de ne pas avoir à répondre aux instances du moment, c’est-à-dire à vouloir guérir quelqu’un ou une société en répondant à ses problèmes les plus immédiats, mais qu’il faut s’enfoncer dans le problème du style, c’est-à-dire qu’il faut creuser et creuser le creusement sans rien attendre d’autre, vous ne voyez peut-être pas le rapport entre les deux phrases de notre homme et cette proposition que je vous fais en courant, mais je vous assure qu’il y a un lien, car cet homme ne répondait jamais correctement à ce qui lui était demandé, il fallait qu’il soigne le monde pour ainsi dire, et voilà qu’il n’a fait que des pirouettes dans la pensée, des glissades vertigineuses dans le langage et malgré tout il nous a enseigné quelque chose, que tous les enseignants étaient bien incapables de nous prodiguer à l’époque, et même aujourd’hui, ils n’enseignent que les bouts où cet homme comme d’autres a eu des faiblesses, c’est à cela que l’on se livre et donc je me rends compte, contrairement à ce que j’avançais tout à l’heure, qu’il y a tout de même un acte ou une parole qui ne peut être reprise, ce qui est repris c’est les oripeaux, les à-côté, les petites faiblesses de l’artiste, lorsqu’il a senti un petit point de côté et qu’il s’est mis quasiment à ramper, comme tout le monde, à l’intérieur de lui et qu’il a vu de la lumière, il aurait mieux fait de rester tout noir, d’aller au fond de ce noir au moins on n’en serait pas là,