Il y a les fouriéristes et les fouriens, les fouriens ont rien des fouriéristes, les fouriens ce serait comme dire les péguiens au lieu de dire les péguistes, car il y a une forte réaction péguiste que l'on connait, une réaction péguiste dont on connait tous ces membres et qui mangent au ratelier de la philo paternaliste, une forte réaction qui s'affirme péguiste et qui pourrait même se vanter d'être fouriériste, en tout cas nous faire croire en son progressisme alors qu'il ne s'agit que d'un mouvement réactionnaire, car la réaction veut trouver du sens partout, la réaction est dans les mots mêmes et en ce moment nous pouvons être soulagés et dire ouf, car pour le moment elle ni dans les fouriens ni dans les péguiens, ouf pour le moment la réaction se trouve partout ailleurs, du moment que le langage qui est sans cesse en quête de sens suive son petit penchant naturel, et tous ceux qui s’engagent dans le le petit penchant naturel du langage font du langagement, c’est-à-dire qu’ils désirent un langage porte flambeau du sens, ils veulent d’un langage qui révèle des vérités alors que les vérités ne sont pas dans le langagement, car à la vérité le langagement nous ment, il est un discours qui même s’il se dit de gauche, est un discours qui cherche le maître, et ceux qui veulent du discours maître cherchent le bâton, le bâton c’est le langagement qui est un maître-discours dont les fouriens se passent allègrement, car les fouriens savent bien qu’on ne peut utiliser le langagement pour faire des discours, c’est-à-dire actionner la pensée et lui donner un sens, faire que ce sens conduise vers les idées, les fouriens sont des artaldiens comme ils sont tout aussi péguiens, c’est-à-dire qu’ils pensent le réel au moyen des aphorismes et de la poésie, Artaud dit bien que les idées ne sont rien, que les institutions ne sont rien et que les passions retardent, vue que la pensée est sociétale et veut nécessairement fabrique du sens et au bout du sens les camps de concentration, même de gauche les utilitaristes de la langue nous conduisent au sens par le mensonge, les utilitaristes de la langue utilisent le sens pour parler de la révolution alors que le sens est le vecteur des crispations de leurs futures réaction, on le voit bien avec tous ces livres qui nous racontent combien il est nécessaire de se débarrasser des poètes soi disant accoquinés au pouvoir et aux artistes soi disant accoquinés à l’argent, en réalité c’est un discours purement réactionnaire car moraliste, tout discours demande le maître et cherche le bâton, tout langagement fait des appels du pied au futur maître qui a lui-même écrit ce discours, l’heure est aux petits maîtres et non aux fouriens, aux artistes et aux poètes.

Le dégout du langage, c’est à cela que nous sommes portés, à nous dégouter des belles formules, des nouveaux mots des pseudo scientifiques de l’internet, tout le monde relaye les informations et les nouveaux mots, le parler dégoute alors que la planète devrait être librement et constamment parcourue par de grandes bandes composées principalement de jeunes hommes et de jeunes femmes accompagnés d’adultes d’âge mûr passionnés d’aventure.