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bientôt au Frac Bourgogne un vinyle avec les sons de la route. Sortie prévue en septembre.

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jésus le dactylo

jésus tous les midis regarde la petite maison dans la prairie avec sa maman et son papa, après avoir mangé son papa est assis dans le fond de la pièce avec le chat et jésus écoute avec son casque un disque de rock près de la fenêtre qui donne sur le jardin et regarde en même temps la petite maison dans la prairie et souvent sa maman et lui se mettent à pleurer à la fin de l’épisode et puis c’est l’heure de repartir à l’école, la maman de jésus prend alors la renault cinq et conduit jésus à l’immaculée conception où jésus apprend à taper à la machine à écrire et faire de la sténo, car jésus est plutôt bon en français alors il avait dit au conseiller d’orientation qu’il écrivait des chansons et aimait la poésie du coup le conseiller d’orientation lui a conseillé de faire de la comptabilité, jésus fait donc un cap agent administratif et informatique, c’est les tout débuts de l’informatique il faut taper des boucles avec goto et run mais jésus préfére ne pas étudier ou alors juste la machine à écrire pour qu’il puisse taper des dix doigts ses chansons et poèmes, tous les midis jésus repart dans la renault cinq de sa maman qui le conduit sans parler jusqu’à son village natal, la maman de jésus semble conduire sans réfléchir parfois elle ouvre la bouche en grand et fait des gestes comme si elle avait engagé une conversation avec une personne devant elle et à la fin de sa discussion elle se trompe souvent de pédales c’est sans doute pour cela que la plupart du temps elle a le pied gauche enfoncé sur l’embrayage, ensuite ils arrivent à la maison tandis que le papa de jésus botte les asperges dans le jardin et le chat court entre les haricots puis la maman de jésus lui donne un seau et jésus doit cueillir les haricots et les écosser puis il monte un peu dans sa chambre il se regarde dans le miroir tout rond puis s’assied sur son lit et prend son cahier rouge et continue à écrire sa chanson cold wave qui commence par jeune homme inconscient c’est l’appel aux funérailles de tes glauques années sur ces horizons flous et pendant que tu vogues étranger sur les rails le couperet tombe sur ces étés si doux.

dernières dates avant fermeture estivale

Participation à la troisième édition du Festival Bordures dans le petit bourg de Langon, près de Nantes, avec Jean-François Pauvros

le samedi 12 mai à 21h00 (je lirai aussi en fin de matinée sur le site)

"Le festival BORDURES continue de cultiver sa marque de fabrique et sa singularité, associant danse, littérature, cinéma, sans oublier, bien évidemment, l’accueil de musiciens « phares » du jazz et de la musique improvisée. Une ouverture de gala avec Jacky Molard Quartet Mycelium et tout au long des cinq jours, une programmation exigeante représentative de la scène musicale d’aujourd’hui qui fait dialoguer musique traditionnelle & populaire et musique contemporaine. Des petites formes artistiques dans des lieux atypiques ou peu connus du grand public ponctueront par ailleurs le festival qui se terminera en fanfare internationale !

Comme l’an passé, le festival se déroulera principalement au cœur du village de Langon, au bord de la Vilaine, dans l’historique petite salle des Menhirs, et sur tout le territoire de la commune lors de la Vélorution musicale, promenade cycliste et musicale surprise très attendue, mais aussi lors de deux  "débordements" musicaux sur les communes limitrophes de Brain-sur-Vilaine et Saint-Ganton."

Participation au festival "carrément biscuit" à Nantes, le 25 mai 2018 avec Quentin Faucompré : desquamaCtion, déclamaCtion, réclamaCtion, gesticulaCtion, revendicaCtion, explicaCtion, invectivaCtion, fornicaCtion, EtceteraCtion en promenade sur le toît d'une voiture dans la ville ...

"Dans une voiture.  Charles Pennequin, adepte des performances poétiques musclées va parcourir la ville dans une voiture. Ou, plus exactement, sur le toit d’une voiture, où un siège aura été fixé et depuis lequel il déclamera des poèmes. Le public pourra aussi monter dans l’habitacle à ses côtés pour se faire lire des textes. Cette performance automobile, pilotée par la maison de la Poésie, aura pour nom Poésie vroum vroum."

LE CIEL

J’essaie d’avoir une relation avec LE CIEL. Je sais il ne faut pas essayer. Il n’y a rien à essayer avec LE CIEL. Je ne veux pas m’essayer dans LE CIEL, ni en dehors de LE CIEL. Je ne sais pas ce que c’est que LE CIEL, c’est pour ça que j’ai parlé d’un essai. Il y aurait un bout d’essai avec LE CIEL. On ferait un petit bout d’essai et ensuite on verrait bien s’il faut continuer. Qu’est-ce qui peut se continuer en LE CIEL. Je n’ai pas la possibilité de le savoir sans tenter quelque chose. C’est pour ça que j’ai parlé d’un essai, mais je sais qu’il faut pas parler d’essayer, il faut y aller et c’est tout, c’est ça la grande leçon avec LE CIEL, c’est que LE CIEL a tout pris du dehors et pourtant il portait des choses en dedans, dedans était le savoir de LE CIEL, mais LE CIEL ne voulait rien savoir du savoir de dedans, il voulait montrer qu’il savait rien LE CIEL, il voulait montrer qu’il y avait que du vent dans LE CIEL, alors qu’il n’y a pas que du vent qui traverse LE CIEL, il y a tout ce qui se présente, c’est ça le problème de LE CIEL, avant LE CIEL il n’y avait rien pense LE CIEL, mais LE CIEL se trompe, comme il se trompe qu’il n’y aura plus rien après, ce n’est pas LE CIEL qui se trompe, c’est ceux qui le voient, ou plutôt ceux qui pensent avoir à faire à autre chose qu’à LE CIEL, d’ailleurs LE CIEL n’est pas une chose, LE CIEL pourrait en montrer à quelques-uns s’il le voulait, il pourrait montrer qu’il n’a besoin de rien pour être LE CIEL, d’ailleurs c’est ça qu’il fallait que je dise dès le début et que je m’exécute, sans avoir à penser qu’il faut que je m’essaie à LE CIEL, je n’ai rien d’un essayeur de LE CIEL, j’ai toute ma tête et personne n’a à me dire ce que je dois faire avec LE CIEL, si je ne fais rien c’est pareil, LE CIEL saurait quoi faire tout seul, il n’a même pas besoin de LE CIEL LE CIEL, personne a besoin de LE CIEL, et LE CIEL encore moins, LE CIEL non plus à pas besoin de lui, je veux dire de LE CIEL, personne a besoin de prouver quoi que ce soit, car quoi qu’on pourrait dire, on finirait par le dire à LE CIEL et ça serait LA BEREZINA, ou alors pas, ils croient tous que ça serait LA BEREZINA, c’est pour ça que c’est devenu LA BEREZINA, et pas que dans LE CIEL, c’est devenu LA BEREZINA partout ailleurs, car ce n’est pas du tout LA BEREZINA dans LE CIEL, mais eux pensent que c’est à cause de LE CIEL que c’est LA BEREZINA partout, car dès qu’on s’adresse à LE CIEL on s’adresse à LA BEREZINA pensent-ils, mais entre LE CIEL et LA BEREZINA rien à voir, c’est eux qui ont fait le lien, c’est dans leur tête LA BEREZINA, c’est eux qui en s’adressant à LE CIEL on désiré LA BEREZINA, mais ça n’a rien à voir et quelle que soit LA BERIZINA d’ailleurs, LE CIEL c’est juste une invention et ce n’est pas un mal d’inventer, on s’invente ainsi tout un tas de LE CIEL qui ne veulent rien dire, on s’invente des LE CIEL à toute berzingue, on se crée tout un tas de LE CIEL, déjà on veut un LE CIEL pour soi et on croit que c’est aussi pour l’autre, pour LE CIEL de l’autre, chacun devrait se fier à LE CIEL sien et basta, à son propre LE CIEL, pas à mon LE CIEL mais un LE CIEL qui serait juste le sien, chacun devrait avoir son LE CIEL propre et LES VACHES seraient…, oh et puis non ! on va pas recommencer avec LES VACHES ! LES VACHES n’ont rien à voir non plus avec LE CIEL, c’est eux qui ont inventé tout ça, c’est pas LES VACHES et pas LE CIEL, LE CIEL n’a rien inventé du tout pour le coup, et LES VACHES non plus, LE CIEL il était juste là, il passait par-là comme on dit, il n’essayait pas d’être LE CIEL, c’est ça en fait la différence entre eux et LE CIEL, c’est que LE CIEL n’essaie pas d’être LE CIEL, il est là et c’est tout, ils devraient en prendre de la graine de LE CIEL, ils devraient réfléchir à deux fois, mais réfléchir à deux fois c’est déjà une erreur, c’est en se mettant à cogiter que l’on pense de suite à LE CIEL, alors qu’il n’y a pas à s’y référer, il faut juste se référer à rien, il faut pas se référer du tout même, ou alors à un LE CIEL sien, un petit LE CIEL tout sien, un petit rien de LE CIEL tout sien, une petite brique LE CIEL, un bidule LE CIEL, une chose à LE CIEL, son LE CIEL sien tout minuscule et bien rentré, un LE CIEL bien raboulotté, mais qu’on déploie parfois, on le fait se déployer juste pour soi, c’est aussi ce que je fais avec LE CIEL, je me déploie dedans mais en secret, je déploie mon LE CIEL secret comme je déploierais des ailes, et advienne que pourra !

ne plus dire

Je fais des lectures

Je fais des perfs

Je fais des perfs-lectures

Ou des lectures-perfs

Je fais des poème-actions, je m'actionne

Et j'écris-tape

Je tape dans le lard de l'air, je m'escrime

À parler, je dansouille

Et me traverse et fais l'arsouille

Et me gesticule, m'éructe et me art-

icule et invective ainsi

Ma vie.