Le 13 juillet 2013, sur le marché de Dunkerque, à partir de 10H30, il y aura de nombreuses performances. Quelques-unes auront également lieu le soir, sur le Môle1 mais aussi dans un bateau et sur une piste de skate... Des infos plus précises ne tarderont pas, pour le moment voici déjà les noms des performers que j'ai invité pour cette journée :

Alessandro Bosetti

Bartolomé Ferrando

Charles Pennequin

Cécile Richard

Margueritte Bobey

Marie-Caroline Hominal

Mathieu Bohet

Peter Rosvik

Roi Vaara

Sabina Maria Van Der Linden

Stéphane Nowak Papantoniou

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 LIEUX OU SE DEROULENT LES PERFORMANCES LE 13 JUILLET :

Au Marché de Dunkerque à partir de 10:30 jusque 14:00

Devant la vitrine du magasin d’Histoire d’Amour, rue des Sœurs Blanches, Dunkerque, à 12:00

à Fructôse, en soirée, pendant le Bal et Boum à Roulettes et à bord du Mini-salon Flottant, à partir de 19:00

 

Si vous cliquez ici, il y a le blog Hors d'Haleine qui est souvent actualisé avec des infos de chaque artiste. 


Les artistes réunis lors de ces journées affirment, par leur pratique singulière de la performance, que l’art est bien vivant. Il est action. Il est inventif. Il est drôle. Il est subversif aussi, et ces artistes jouent avec lui, comme un enfant jouerait à la pâte à modeler. Faire de l’art comme faire des choses dans la vie qui nous entoure. Avec eux, la vie est chouette, rigolote, exigeante aussi. La vie pour eux pousse par la pensée, elle monte sous le geste, et parfois elle surgit dans la voix. Des pratiques très singulières et différentes et qui pourtant se rejoignent dans ce qu’on peut appeler « l’art contemporain ». Mais un art loin de l’art finalement, un art loin des galeries, loin des postures d’artistes, un art loin des scènes et du théâtre en particulier. Faire des performances ce n’est pas danser ni jouer sur une scène, devant un public. Faire des perfs c’est être. Faire des perfs c’est vivre. C’est se sentir en un lieu concerné. C’est montrer son obsession au monde. Mais le monde lui, il s’en fout. Le monde lui, il avance. Mais le monde lui, il bouge. Le monde lui, il est en parallèle et ça discute avec l’art, pourquoi pas! Ça échange, avec l’autre, sans rapport obligé entre un quelconque spectateur et celui qui œuvre. Œuvrer. Ouvrier. Ouvrier la vie. Le vivant. L’art est vivant. Rien à voir pourtant avec les « arts vivants » et les « arts de la rue ». Rien à voir avec les conventions d’un art de dominés et de dominants. Rien à voir avec la télé ni avec ses dérivants, ses dérivatifs et ses adjuvants pour un monde de fêtards. Un monde d'oubli et qui veut se délasser, se vider la tête, comme au cinéma. Le cinéma c'est bien, mais là il ne s'agit pas de faire du cinéma. Ces artistes ne cherchent pas à plaire avec leur action. Ils ne cherchent pas à posséder les regards. Ils cherchent juste à faire avec ce qui se trame. Ils cherchent à bidouiller avec ce qui se prononce. Ils cherchent ce qui s’avance et ce qui s’oublie aussi dans l’existence de maintenant. C’est d’ailleurs résolument un art pour maintenant. Parce que toute la vie des performers est engagée dans le processus de l’art. Un art qui va piquer l’air. Un art vivant, vibrant et vibrionnant. Un art pour le geste et pour la parole et pour que la vie soit enfin à l’air libre.   Charles Pennequin.