tout ça pourquoi? et c'est quoi? c'est pourquoi? ils font quoi ? Là, maintenant, Nuit de quoi, dans ce moi? quoi quoi quoi ne pas perdre sa parole dans vos trous vos (re)trouvailles, moi comme un nid de poule sur la route où ils tracent leur trou, c'est quoi moi dans la trouvaille, aucun mot qui démarre. le trou dans les caresses / de ses lèvres / par les tiennes. Et lui, voix des secrets, silences, et banalités aussi des deux corps amoureux au plus sourd quotidien. Pire que tout la vie banale, savoir qu'ils en sont là, lui : se passant de la crème - elle : replier les serviettes, ménage du studio Chambre 1er étage, face à la mer... ça s'étouffe ici de pourquoi - cervelle qui bloque, mots étouffent rien penser, mots font bloc tout bloc, est sans trou d'air. Respirer la raconterie, fumer clopes puis le comptage des minutes. Font quoi, au juste en ce moment? Lui en voyage vers la gare elle l'attend - la conversation cesse à 12:57. Elle avait démarré à 7:42 : petit point vert - Gare de Lyon - Hall 1 & 2, installé en 1ère il lui parle. Elle a conduit la petite pour soirée pyjama, tout comme elle ce soir. Il en rit de ça, elle aussi : t’es bête ! lui disait-elle. Ils s’affichent ainsi dans l’affreuse crème des minutes, la boue de soi, la noue de l’amour qui coule vers elle. 10:35 : à nouveau connecté il lui dit Nîmes Pont du Gard il me tard, 3 minutes d'arrêt. Souvenirs de peaux jamais aussi prêts. Puis Montpellier Sud de France à 10:57. 19 minutes d'arrêt : lumière verte sur la messagerie, interdiction de se parler mais le portable écoute les signaux - Puis la route avec notre voiture pour aller le cueillir, déjà au dépose-minute à 11:30 - relumière verte: Il est à Sète. 11:46 à Agde, Voie B, 3 minutes d'arrêt. Béziers à nouveau allumé puis Narbonne à 12:21. C'est le plus long, maintenant, il faut tenir sans dérailler. C'est le moment d'un arrêt total du moi qui parle. La tempête sous leur crâne et les tuiles envolées peuvent laisser la pluie tranquillement tomber dans notre ruine : ils ne sortiront de leur nid que demain. Puis enfin : Perpignan, à 12:57 : le train est à l'heure. Cette heure dans le coeur. Toutes ces minutes à suivre le rien qui me vient, des temps développés au noir s’animent parmi la foule des baisers qui roulent. Une soupe de langue, me disait-elle, quand elle parlait de nous, ce vieux nous dans la boue. Main dans l’autre main, ils sont normaux comme un couple. Où vont-ils direction la mer ? le vent ? recherche sur la webcam de Canet-ne-pas-crever : mais rien. Trop de tout ce lointain - se toucher ? marcher ? ils font quoi ? se salissent un peu les pieds ? pas de sable entre les doigts mais des baisers, des intensités déjà, des regards de tout prêt? Ils ne voit plus qu’un seul œil - En voiture: elle brûlera de la sauge, de l'encens dedans, avec la mienne d’essence ils roulent vers les plaisirs, pour se "constituer des souvenirs de peaux". C'est quoi ça ? ils font quoi là pourquoi ça pour quoi quoi ? - mais toi. toi. toi. + lui. lui. lui - blocage qui provoque une série de quoi dans les mots éclatés sur la chaîne de distribution. Arrêter piston les moteurs remettre tous les tendeurs et bim le ressort, lui si fin, est parti dans la pièce : ça vaut combien une pièce comme ça? dans ton porte-feuille de minus l'indépendance à créer des faux billets, de la phynance avec vos corps vos culs et vos émois de romance petite bourge par dessus la tête à quoi, toi qui m'a lu des textes pour endormir ma voix, la raconterie au mari, toi mon Œil à moi, était un OUI, c’est ça : mon gars, gros bébé, va. donc. te. brosser. le regard ailleurs, si ça / t'chante ne plus voir dès lors / à quoi cela sert, mais se constituer une procédure dans cette dictature (du réel, comme Lui il t’a dit), mais pas se le jeter à la face des pourquoipourfairequoiilsfontquoi ? pour juste le brûler ensuite, me dis-tu.