J’écris pas, je peux pas. Je peux pas m’y mettre. Je m’y mettrais pas. Ça m’use. L’écrit m’use. Ça m’amuse pas. Ça m’use. Ça m’a amusé. Maintenant ça m’use plus que ça m’amuse. Ça m’use au moins autant, ou alors plus. Plus ça m’amuse plus ça m’use. Et avant ça m’amusait seulement. Sans que ça m’use. Maintenant c’est les deux. Ou alors c’est que de l’usure. L’usure au bout. Bien après avoir fait mumuse. Tout au bout du mumuse. Et au bout de l’usure. Encore des bouts usés. Et au bout des bouts encore des bouts. Et encore usés. Jamais plus que jamais et toujours. Et à jamais. Et encore et pour toujours. A la vie. Beaucoup de vie. Beaucoup de mort aussi. Beaucoup beaucoup oui. Beaucoup d’écrit et beaucoup d’usure. Plus d’usure que de vie. Plus d’écrit mais moins. Mais plus de vie. Mais moins de plus, car plutôt plus de moins. Et de l’usure, encore et encore. Et toujours. Et encore plus, encore beaucoup d’amour pour ça. Pour l’usure. Et l’usure ça use. Passionnément ça use. A la folie ça use. Pas du tout ça use. Jamais assez usé. Toujours jamais. Toujours et encore et jamais. Et encore plus. Jusqu’à la corde. Jusqu’à plus rien. Toujours plus rien et encore. Et encore et encore. Jusqu’à la mort. Jusqu’à plus rien d’un mort ou jusqu’à un mort qui ressemble à un vivant. Jusqu’à un vivant qui meurt. Jusqu’à un vivant qui s’attend à en être.