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Concert Pauvros - Pennequin à la Java, Paris.
Dans le cadre de la programmation mensuelle de JAZZ À LA JAVA
concert le lundi 13 janvier 2014 à 20 h 30
 
à 
 
La JAVA
 
1er set : le duo Charles Pennequin (voix et poésie) & Jean-François Pauvros (guitares)
 
Charles Pennequin : Charles Pennequin - Wikipédia
Jean-François Pauvros : Jean-François Pauvros
 
- 2e set : Fire Works, ou le désir d’étincelles
 
Ugo Boscain (clarinette, contrebasse), Albert Ferré (saxophones et électronique), Tristan Macé (bandonéon) & Cyril Hernandez (percussions et électronique)

“On a commencé avec deux silex l'un contre l'autre.
P
uis avec un saxophone, une clarinette-contrebasse, un bandonéon et des percussions, et les uns avec les autres les étincelles jaillissaient encore mieux. 
Notre tribu, composée de Cyril Hernandez, Ugo Boscain, Albert Ferré et Tristan Macé, vous proposera lundi 13 janvier ses fusées, ses couleurs, ses chants d'étincelles.
Venez vous réchauffer avec nous !"
Cyril Hernandez : http://www.latruc.org/
 
La JAVA
 
105, rue du Faubourg-du-Temple
75010 Paris
01 42 02 20 52
 
Disques Futura et Marge : http://futuramarge.free.fr
 
Entrées : 10 € & 7 €
Préventes disponibles sur DIGITICK & FNAC 

Métros : Belleville & Goncourt
Bus : 46 & 75
Noctilien : station Belleville
Vélib : 116, boulevard de Belleville & 2, rue du Buisson-Saint-Louis
 
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POUR PASSER DE BONS REVEILLONS

NE MANQUEZ PAS BEURKLAID !

Ladislas Kroïtor, le 22 décembre 2013.

quelle époque idiote

 

une époque de merde la plus idiote de tous les temps c'est aujourd'hui

 

une époque où les humains sont tellement cons et ignorants et tellement puants et tellement cons et puants et tellement gros ils sont gros gros les humains cons de notre époque de merde idiote

 

une belle époque de merde idiote c'est tous les jours du petit réveil matin au soir qui pue

 

ici maintenant éveillons notre conscience à notre belle époque de merde idiote

 

rien de plus idiot qu'une époque de merde idiote

 

une époque de merde idiote ce sont des humains complètement cons réunis dans le même jour

 

élevons nous à la hauteur de notre belle époque de merde idiote

 

jamais jamais jamais plus nous ne connaîtrons une telle belle époque de merde idiote

 

cette nuit nous célébrons la plus grande époque de merde idiote de tous les temps

 

pour cela il suffit de nous regarder : une vraie merde idiote dans une époque de merde idiote

 

 L.K

status facebook

du 22/12/2013

 

La modernité dans la rigole

La modernité c’est le mal de la parole. La modernité a fait du mal. Elle le fait dans le parler. La modernité c’est la parole mais mal foutue. C’est une invention mal foutue pour détourner la parole de son lieu. Son lieu à la modernité c’est d’être toujours sur le devant de la parole, comme pour l’interdire. Comme pour en achever la vérité. Il y a la vérité du parler que la modernité à démasqué et depuis elle joue avec. Elle lui fait des menaces. Elle menace la parole de dénoncer son fond vrai. Mais elle ne le dénonce pas. (pourquoi elle ne le dénonce pas ?) (pourquoi elle dénonce pas le fond vrai de tout parler ?) Elle ne peut dénoncer la vérité du parler sans s’effondrer la modernité. Cependant la parole croit que la modernité peut le faire. La parole est un petit oiseau. Une petite innocence. La parole parle innocemment dans sa petite cervelle d’oiseau. La parole s’envole dans son parler et est une petite cervelle, un petit cervelet de moineau. Voilà ce qu’elle est la parole, avec sa petite cervelle de moineau. C’est pour ça qu’elle croit tout ce qu’on lui dit. Et ce qu’on lui dit c’est la modernité qui lui dit. C’est la modernité qui la maintien dans un certain parler. Un mauvais parler. Un parler sans fond. Alors que le fond du parler c’est ça qui est intéressant. Et la modernité le sait. Elle sait que parler à un fond et même un double fond. Elle sait la modernité que c’est le double fond du parler qui peut révéler la vérité. Et qu’il n’y en aura pas qu’une. Elle sait ça la vérité. Il n’y a pas qu’elle qui le sait. Car il y a plusieurs modernités dit la vérité. Il y a la modernité qui en a eu marre de la modernité. C’est une vérité. Il y a une modernité qui en a eu sa claque de la modernité. Et la modernité et la vérité le savent. Il y a une modernité qui a dû s’inventer plusieurs modernités, comme plusieurs vies. (Car elle en avait sa claque.) Et ça la modernité le sait bien. Et ça la vérité ça lui a pas échappé non plus. Il y a une modernité qui a banni le parler qui coince, car le parler qui coince ça ne lui fait pas trop plaisir à la modernité. La modernité n’aime pas trop où ça coince. Du coup elle nous fait passer pour des décoincés, nous les hommes modernes. Nous serions des décoincés du parler, nous les hommes modernes. Alors que c’est n’est pas vrai. Nous ne sommes pas totalement décoincés, dit la vérité. La vérité pense que ça ment toujours. Et ça ment à l’endroit moderne. C’est pour ça que la modernité a empêché la parole de parler et qu’elle s’est inventé plusieurs vies modernes. La vie moderne a succédé à la vie moderne. Et la vie moderne a fini par en avoir par-dessus la casquette de la vie moderne et donc a inventé la vie post-moderne. Le post-modernisme est une vie inventée de toute pièce par la modernité même. (Car elle en avait sa claque la modernité, elle aussi, tout comme nous.) Mais tout ça c’est des inventions. C’est pour nous tenir au cachot. C’est pour faire en sorte qu’on se tienne tranquille et au cachot. C’est pour faire comme si la parole il fallait la maintenir en otage. Comme s’il fallait la maintenir en otage dans un cachot pour ne pas la laisser s’envoler. Car la parole pourrait parler. C’est-à-dire qu’elle pourrait s’envoler. C’est pour cela que la modernité a proféré des menaces à tout le parler et que le parler s’est rassis. Il a épousé la forme de l’assise le parler. Il s’est rassis sur son séant. Il s’est rassis sur ses fesses le parler et il a laisser faire la modernité et la post-modernité. Il les a laisser causer. (Cause toujours beau merle). Il a laisser causer toutes les modernités et toutes les post-modernités. Il les a laissé causer parce que le causer moderne et le causer post-moderne faisaient tout pour faire oublier la petite parole qui s’envole, le petit bégaiement qui rigole, la petite bière du monde qui sourit et qui rigole, les petites gens qui ont le parler qui sourit et qui blague et qui rigole haut et fort. Le petit tracas mêlé aux petites blagues pour passer le temps. Car il faut bien passer le temps. (n’est-ce pas ? il faut bien passer le temps !) Il faut bien même dépasser le temps. Tous les temps sont dépassables. Tous les temps passent et repassent et tous les temps menacent, mais en même temps tous les temps aurons leur temps. Après le temps du temps un autre temps. Après ce temps-là du temps on verra bien, après ces temps modernes et après ces temps post-modernes, on verra bien ce qui nous tombera sur le crâne, on verra bien ce qui nous dégringolera dessus après tous ces temps qui nous ont écrasé dans la rigole. Car c’est dans une rigole que tout fini toujours, et même dans une grande rigole, pas une petite rigole mais une rigole à plein temps, c’est là dedans que tout va se terminer une bonne fois pour toute et sans discussion. Ça va se terminer dans cette grande rigole de tous les temps et après on verra bien, on verra bien qui rigolera le dernier.

 

le mot n'est pas fini

Le mot n’est pas fini. Le mot traverse son fini pour aboucher sur un autre, non pas sur un autre mot mais tout un tas de finis, ce sont toutes des sphères de finis que traverse le mot non pas pour se trouver à l’embouchure de l’infini, car un mot n’est pas infini non plus, un mot se jette la tête la première dans ce qui est dit, mais comme sa tête sonne creux et même comme elle ne donne aucun son si on la secoue dans tous les sens, le mot dans son entièreté ne peut pas être fini par un sens, c’est dans tous les sens secoués, c’est dans la bouche qu’il peut montrer des variétés de destinations pour lui et donc retrouver son non-fini dans les sphères de finis que sont toutes les bouches à parler en même temps. Et quand toutes les bouches ont fini de parler ? les bouches ne finissent jamais de parler, mais si un jour elles finissaient le fini de la bouche, alors le mot aura pris tout son sens, c’est d’ailleurs ce qu’on croit souvent, on croit que les bouches on accouché d’un mot alors du coup un mot a d’un coup la tête dure et se finit dans les bouches qui ont décidé que ce sens lui appartenait, c’est pour ça que beaucoup de bouches pensent le mot comme ayant la tête dure et accusent les autres bouches de ne pas l’entendre de la même oreille.