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nous sommes des amis

Nous sommes des amis

Nous nous aimons bien

Nous sommes amis, des amis

L’amour ça nous connaît

Nous, les amis, nous connaissons

Ce que c’est que d’être des amis

Et de s’aimer, c’est bon,

C’est bon, non ? alors on s’aime

Oui aimons-nous les amis, oui

Oui on s’aime disent les amis

Oui ça aime beaucoup entre amis

Nous sommes des amis nous voyons l’amour

Et l’amour nous voit, nous voyons

Elle nous voit

C’est réciproque

Entre les amis

Et l’amour, ça aime

Car nous sommes des amis

Oui oui oui

Nous nous aimons bien

Nous sommes amis, des amis

L’amour ça nous connaît

Nous, les amis, nous connaissons

Ce que c’est que d’être des amis

Yeah yeah yeahFuck ! fuck yeah

Et pourquoi fuck ? parce que nous sommes des amis !

Parce que ça fucke ! non ? on fucke les amis ?

Hein ? on fucke ?


:-) - hé les amis !

:-o) - oh quoi ?

:-o) - on fuck ?

:-X) - yeah !

;-) - yeah ragamuffin

':-( - à donf man

:-') - yeah man à donf man

:-'o - ah j'adore ! i love fucker

:-D - mitou

:-C - putain fuck pas ma copine

:-II - elle est trop mignone

:-* - ouais c'est mignon quand c'est tout fuckant ouais

d-) - hmmm hmmpf...

:-V - pfff, allez !:-p - ta gueule

:-))) - oupf pfmm miam

;-> - regarde charles la ville est trou

:-Q - pffff !

:-7 - regarde charles ça fucke dans la ville est un trou

:-(( ...

 

 

Je n’ai rien à dire. Je suis pas une fête. Je suis pas dans la fête. La fête me passe au-dessus. C’est au-dessus du nez. C'est au-dessus des yeux. C'est au-dessus des oreilles. Et ça nous passe. La fête c’est pas nous. C’est pas la fête ici. Ici c’est pas la joie. Ici la fête c’est pas nous qui l’avons entamé. Et on la terminera pas. On peut dire terminé. On peut finir toutes nos phrases par terminé si on veut. On lui a dit ça mais c’est à nous qu’on a dit terminé. C’est pas nous la fête. Va voir ailleurs si j’y suis. Mais c’est nous qu’on fait voir ailleurs. Et ailleurs ils ont déjà remballé. La fête est finie. Tout le beau monde s’en va. Tout le beau monde a décidé de finir. Plus de beau monde. Plus que moi. Et moi je pourrais au moins me dire quelque chose. Je pourrais essayer de me parler. Me dire si tu veux tu viens. On fera la fête. Si tu veux venir. Avant qu’on termine. On pourrait commencer. On commencerait par quoi. On dirait rejoint moi. Rejoints-moi. C’est ça qu’on dirait on dirait rejoints-moi. On le dirait à moi. C’est à moi que c’est dit. Qu’il faut enfin se rejoindre. Rejoints-moi. Rejoints-moi. Je srai une fête.

ceci est le début de la fête

après je n'ai de cesse de dire rejoints-moi

après je n'ai de cesse de le dire

après je ne cesse plus de dire ça

je le dis je le dis je le dis

je dis rejoins-moi

je dis rejoins-moi rejoins-moi. rejoins-moi rejoins-moi rejoins-moi (etc) je serai une fête je serai une fête je serai une fête je serai une fête je serai une fête je serai une fête rejoins-moi rejoins-moi (etc) je serai une fête une fête une fête je suis une fête je suis déjà une fête rejoints-moi rejoins-moi rejoins-moi je te ferai la fête je te ferai la fête on ouvrira les fenêtres on prendra la lumière on dira aux gens prenez la lumière ils l'a prennent ils prennent tout dans la gueule c'est le jour c'est l'air toi tu toucheras l'air toi avec ton doigts qui fait des signes dans l'air toi avec ton doigts qui pique l'air ton doigts en l'air ton doigts en l'air ton doigts en l'air ton doigts en l'air et ça pique c'est les mots que tu mets au bout de ton doigts c'est les mots que tu mets au bout de l'air et ça pique ça pique l'air ça pique les yeux des gens ça pique dans les oreilles mais c'est doux aussi c'est une pointe on la prend mais c'est doux c'est doux de prendre c'est la fête rejoints-moi rejoins-moi on sera ensemble on signera tous les contrats tous les contras seront signés tous les contrats avec les preuves dedans on signera toutes les preuves on convoquera les gens ils verront ils signeront les preuves et les vérités les vérités qui se mêlerons à nous qui nous entortillent les vérités qui n'en peuvent plus d'être vraies on les prendra on les désignera toi tu les piqueras tu piqueras tout ce que tu veux tu me prendras tu te mettra sur moi tu poseras des baisers sur moi tu auras tes yeux avec tes paupières à demi fermées tes yeux qui regarderont moi rejoints-moi rejoins-moi rejoins-moi rejoins-moi je suis face à un mur je suis face à mon mur c'est mon mur de vie il faut que je pousse le mur il faut que je me mette dedans le futur n'existe pas le présent seul dans lequel enfoncer sa tête mon présent c'est toi et là tu n'es pas là et là tu es là mais tu es un mur tu es impossible impossibilité d'avancer de penser je reste bloqué j'ai des mots qui bloquent tout fait bloc face à moi tout est bloc et bloque tout bloque tout bloque tout bloque la tête la pensée dedans le cerveau bloque le corps bloque la main bloque tout saccade tout fait le mouvement répété sacadé impossible d'avancer devant un mur devant un mur devant un mur devant un mur devant un mur impossible rejoins-moi rejoins-moi si on est rejoints si on se rejoint je me rejoins avec si tu viens je me rejoue rejoins rajout rage rejoins-moi rejoue-moi rage-moi range-moi oui range rage rouge rajoute-moi rejoints-moi ronge ronge range-moi oui

BEDAINE

Le punk se faisait avec ce qu’il y avait sous la main. Et sous la main du punk, il y avait le couteau. Sous la main du punk la lame et le papier. C’est comme ça que le punk se faisait. Avec les mains qui se faisaient couteau ou qui se faisaient papier. Pas une autre manière de faire et de voir. Pas une autre manière de coller à la vie. La vie collait au punk. Le punk était un manchot dans l’existence, mais la vie lui collait aux basques. Sous les basques du punk était le no futur. Pas de futur possible parce que le présent est sous cape. Le présent lui-même se dérobe à mes basques. Il n’y a pas de futur possible avec l’écriture, dit le punk. Car la vie est une aventure sauvage et inéluctable. Il n’y a qu’un présent qui se dérobe sous mes pieds et mes mains. Mes mains font le présent. Elles font et défont le présent et quand je marche dans la rue une idée me vient et il faut la détruire. L’idée de renoncer une bonne fois pour toute aux idées me vient. L’idée qu’il faudra en découdre avec la vie présente et passée. D’ailleurs, le présent n’est qu’un futur passé. C’est un passé tout frais. Un présent prêt à basculer pour la vie dans l’éternité. « No éternité ! » Aurait dû dire le punk. Seulement les punks avaient plus de respect pour l’idée que pour les vieux qui croupissaient dans la gloire. Ils préféraient s’acharner sur les ploucs de leur rang que contre la sagesse millénaire de l’Idée. Ils préféraient en somme devenir des philosophes du présent. Des philosophes contre l’éternité présente dans laquelle on n’a que ça à foutre de s’intéresser au futur. Le futur c’est bon pour les Pink Floyd, disent les punks. Le future c’est de la Hi-fi. Le futur est bourgeois. C’est un luxe. Ma main ne porte pas ce luxe. Ma main est un ciseau. Ma main est un bâton. Ma main est une fermeture au monde hautement fidèle et bourgeois de l’Idée. Car ce que ma main fait, c’est se faire carapater le monde soi disant vrai pour tendre la main à un autre monde vrai. Le vrai redécoupé. Le vrai rassemblé. Il a plus de gueule le vrai quand je lui ai arrangé le portrait, dit le punk. Il a plus de gueule, car il se défait de ses approximations du langage. Il faut montrer l’image comme elle dit vrai et foutre en l’air ce qui ment dedans. Et ce qui ment dedans c’est tout ce qui rempli mon quotidien de discours et d’images putassières qui disent une vérité éternelle chez l’homme. Celle qu’il devra toujours passer sous la trappe de sa propre formule. Sa formule qui fait de lui un être redécoupé, un patchwork punk, un brouillon d’animal marrant et circulant dans une nature en perpétuelle émeute. Un singe en perfecto manipulant les signes qui lui tombèrent un jour sur la gueule. Ou plus exactement, sous la main.

La poésie est une épingle à nourrice sur la bedaine de l’humanité.

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Matière et moi.

Chais plus. Me souviens de rien. Me souviens que j'avais pas trop le souvenir d'avoir su. J'ai plus le souvenir que j'aurais su quelque chose à part que je me souviens plus. Je me souviens que je devrais au moins me souvenir. Mais à part ça je me souviens de rien. J’émets l’hypothèse qui faudrait que je me souvienne d’autre chose. C’est même pas moi qui émet l’hypothèse. C’est le souvenir qui se souvient de rien. Le souvenir qui dit j’ai rien dans ma besace. J'aurais pu au moins me souvenir d'autre chose que le grand trou de mémoire. Avec le trou de mémoire on va pas aller bien loin. Ou alors dans un trou qui n’a rien à dire. Un trou qu’on mémorise pour savoir que ça va rien nous apprendre. Avec le grand trou mémorisé on peut que dire que c'est peau de balle si on veut en savoir un peu plus. Personne saura grand chose de c't'affaire qui nous ronge les sangs. A moins que ça fait que rien ronger. Ou alors ronger une autre partie du bout qu'on a oublié. On aurait ainsi oublié d'émettre tout un bout de nous dans cette histoire. C'est notre histoire et pourtant on n'est pas sûr à cent pour cent d'y avoir stationné. On y a peut être fait un bout de chemin dedans. A moins qu'on ait fait fausse route. On a rebroussé chemin depuis qu'on a pensé qu'un autre y était aussi fourré. Dans quelle galère on était venu se mettre si c'était pas notre histoire. Il va falloir tirer ça au clair. Avec nous-mêmes et puis avec cet autre. Il était avec nous à ce moment là. Vautré là. Par terre. Il dormait par terre. A même le sol. Et nous on en faisait autant. On avait pris place sur ce sol. A moins que ca soit pas nous. Qu'on soit pas dans notre place. Que ca soit un autre et qu'il se souvienne mieux que nous par conséquent. On peut pas mieux se souvenir quand on est nous. Seulement faut savoir se souvenir qu'on est nous à ce moment là et pas un autre. Sinon ça fait mauvais effet. Si c'est pas nous qui étions là. En lieu et place de soi. Et si c'était quelqu'un d'autre qui aurait tout vu. On dit qu'on nous a vu et qu'on était bel et bien là. En lieu et place de ça. Et l'autre tout à côté et tout aussi vautré. On était là les deux à roupiller. On ronflait qui parait. On nous entendait de loin. Et tellement fort qui fallait éteindre la musique. Tellement fortiche à respirer que plus personne mouftait. On retenait son souffle aux environs. On attendait la suite. Mais quelle suite on pouvait donner à un déclin pareil. On pouvait pas donner suite à tous ces racontars car on n'était pas là. Ou à peine. Malgré les bruits qu'on faisait. C'était des bruits extra corporels. Nous on n'était plus que dans les extras à cette heure là. Les extrapolations c'est tout ce qu'on peut vous offrir. On s'extrapole tout le temps d'ailleurs dès qui s'agit de parler de nous. Vous connaissez quelqu'un qui parle de nous sans extrapoler un peu de matière à lui. Il nous colle un peu de lui-même en nous et le tour est joué. On n'a plus qu'à admettre qu'il nous a bien eu a nous avoir extrait de lui même. L'humain s'épaule quand il s'extrapole. J'aurais pas dû parlé de ça ici. Ça fait toujours mauvais effet. Utiliser un mot pareil pour parler de nous. Parler d'un humain ici. On sait déjà pas si ca en fait vraiment partie. Si c'est un homme comme dirait la chanson. A moins que ça soit un racontar. Une blague de Cafougnette. Un qui cafouille ici bas en tout cas. Un qu'on dit qu'il est à l'heure actuelle tout extrapolé. Selon les dires des témoins. Il y avait beaucoup de témoins à cette fête qu'il avait donné. Il avait donné cette fête en l'honneur d'un disparu. En tout cas maintenant on sait qu'il a pris ses cliques et ses claques. Qu'il a pris la poudre d'escampette. Il est pas comme les deux autres à roupiller au ras. Au ras d'on ne sait quoi d'ailleurs. Sans doute pas de quelque chose dont il faudrait faire état. Cet autre donc. Qui fut fêté à sa juste mesure par tous les autres convives. Il a accompagné nos deux camarades d'infortune. C'est comme ça qu'on dit. Autant se spécialiser de suite. Ou plutôt se familiariser avec les formules de circonstance. Cet autre avait donc produit son effet. Je crois me souvenir que je m'en rappelle un brin. Avant de finir dans les oubliettes à moi-même. Je sais qu'on dit de. mais moi je dis a. Je dis à moi comme pour m'appeler au secours. A la rescousse que je me dis. J'ai toujours été ainsi avec moi. Il a toujours fallu sortir des sentiers battus avec ma personne. Sinon je n'étais qu'en deux positions. Comme tous ces autres d’ailleurs. Les autres ici sont en positions nuit. Ils sont en position nuit ou en position jour. C’est selon. Ils sont pour ou ils sont contre. Y a pas toujours beaucoup de boutons avec les autres. C'est comme avec moi. Avec moi c'est souvent sur on ou bien sur off. Si t'es on c'est tout bon. Si t'es off tant pis pour la catastrophe. En tout cas tu peux pas trop te planter. Un bouton = un bonhomme. T'appuie sur on et on est là. Tu switches sur le off et on n'est plus là. Ou plus trop. Presque pas là. Dans mes souvenirs. C'est pas du matériel précis. Et puis on n'est pas réglé comme une horloge. Même si on est sur on on n'est pas forcement très éloigné du off non plus. A deux pas du off même sur on qu'on est. Car on n'est pas qu'un concept non plus. Déjà on à du mal à se souvenir de la veille. Ou qu'on était. Qui qu'on voyait. A qui qu'on s'adressait. Et quelles formules furent employées. A quel moment ça a switché. Et qui a quitté la table en premier. Ça on s'en souvient. Y en a un qui s'est précipité d'un coup. Il a profité d'une brèche. Un moment de répits comme on dit. Parce qu'on a beau être amis on a nos angles de tirs. Chacun son perdreau comme sa chacune. Et on veut jamais rien lâcher. Donc là on se serait fait plumer d’après les dires. Un tout petit moment de off et hop. Disparue la bestiole. Envolée. Il fallait qu'elle se couche. Elle a prétexté d'une prétention à se prédestiner vers des temps plus laborieux. Et que ces temps s'approchait à grand pas. Et qui fallait donc qu'elle se piaute. Sans autre forme de procès. Nous ne nous lui en avons guère tenu rigueur. Nous étions très peu rigoristes à cette heure avancée. On avait déjà été en piste toute la journée. Tout le jour durant à se pister soi-même pour éviter la faute. Le faux pas. La fausse humeur. Le faux calembour. Car même si on n'est qu'un calembour essayons tout de même de rester digne de ça. Soyons vrais. En position on. Car on était à fond sur on cette soirée. Maintenant qu'une bulle de souvenir daigne éclater aux frontispices de ma cervelle. C'est d'ailleurs par ces mots que je suis entré en matière. J'avais peu de choses à avancer mais je tenais tout l'auditoire. Personne ne pouvait deviner que je n'avais rien dans mon jeu. Je bluffais l'assistance avec une métaphore d'Achille Talon. S'en suivirent quelques distributions de taloches verbales à l'égard de quelques comparses égarés dans nos conversations. Ce fut un moment où je semblais briller de mille feux. A moins que ça ne soit que de quelques braises. Les gens semblaient en prendre pour leur grade. Ils aiment bien se faire traiter les gens. Déjà les traiter de gens. C'est une bonne entrée en matière. On devrait d'ailleurs les traiter de matière. T'aurais pas vu matière. Passe moi le sel matière. A quelle heure va encore se pointer matière. Qu'est ce qui fout matière à rentrer à pas d'heure. Matière me porte sur les nerfs en ce moment. Matière me court sur le haricot. Matière est pas fier de lui ces temps-ci. Matière et machin font bonne figure à c’qui parait. Y a matière qui passe à la télé. Matière est numéro un au hit parade. Tout serait matière et tout irait de soi. De par le monde la matière circulerait on ne peut mieux. Elle circule déjà au mieux. C'est ce qu'on voulait me faire entrer dans le crâne à cette heure-là. Qui n'y avait plus que matière à matérialiser mais qui fallait se soucier de l'autre. C'est les mangeurs de feuilles qui disaient ça. Les chasseurs cueilleurs qui n’aiment plus chasser. Manger moins de viande vous grossirez. Regardez donc matière. Matière a profité ces temps-ci. Avec toute cette luminosité matière a doublé de volume. On était dans le jardin nous les matières et y avait nos frères autour. Tout au moins des parents éloignés. Des plantes pour la goutte. Des feuilles pour les verrues. Est-ce que tu portes bien la verrue matière. Est-ce que t'as vu verrue en ce moment et comment i va. Est-ce que verrue elle te porte aux nues. Ou est-ce que ca te porte au nez rien qu’à la vue de verrue. On avait ainsi des discussions écologico-médicinales toute la soirée si je m'en souviens bien. On a aussi parlé des exo plantes. Des exo vies et aussi des passions qui vivaient sur d'autres planètes. Les exo passionnés. Mais il parait qu'aussi ça vit ici aussi. Que la passion ça se vit et pas que dans les lacs volcaniques. La passion ne se dérange pas six pieds sous terre messieurs dames. Mais à la vue de tous. Au grand air les mouvements passionnés. Ça nous est conseillé. On peut vivre sa passion en dessous des cent degrés Celsius il parait. A moins qu'on soit en centigrade. On sait jamais dans quelle mesure parler. Dans quelle mesure faut qu'on se cause nous autres. Il faudrait pas qui ait de mesure. Faudrait pouvoir quitter le plancher des vaches avec l'autre. Pas de pesanteur. Que tout ca décolle un bon coup. Que ca fuse à mort dans les latitudes. Que ça nous chauffe et nous explose au bec. Que ca nous pète un bon coup au nez avec l'autre. Car c'est à ça que la conversation nous menait depuis le début. C'est à l'exo autre qu’on se destinait. Aux exozautres si je puis me permettre. Car ils sont des tas a parler ici bas. Et ça cause de tout et de rien les exozautres. C'est comme ça qu'on est fait. Car moi aussi je suis un exo-moi. Y a pas plus exo porté sur la chose d'ailleurs. Le communiqué. La chose commune qui fait qu’on communie ainsi autour des tables. C’est ainsi qu’on causait moi et les autres avant que je me souvienne plus de rien. La soirée battait donc son plein. On avait fait monter le degré de l'air ambiant à une certaine température les exo moi et moi. Exo car inconnus de ma personne au final. Je sais que des bouts. Je peux tracer quelques probabilités de caractères. Je peux mentionner quelques faits connus. Dessiner à la hâte deux ou trois figures. Dessiner sans regarder encore. En regardant le modèle mais pas le dessin. Et sans lâcher le crayon.

Kǒu wéi kǒu wéi en Koudakouda Koukoukouda

Frère Reinert RECOMMEND THE LISTEN BUTTON ! 

http://translate.google.fr/#auto/fr/口囗口囗口囗口囗口囗口囗口囗口囗口囗口囗口囗口囗口囗口囗口囗口囗口囗口囗口囗口囗口囗口囗口囗口囗口囗口囗口囗口囗口囗口囗口囗口囗口囗口囗口囗口囗口囗口囗口囗口囗口囗口囗口囗口囗口囗口囗口囗口囗口囗口囗口囗口囗口囗口囗口囗口

D'où la traduction sonore de cette traduction du chinois au suedois.

 https://soundcloud.com/guy-niole/k-u-w-i-k-u-w-i-kouda-kouda

Kǒu wéi kǒu wéi kǒu wéi kǒu wéi kǒu wéi kǒu wéi kǒu wéi kǒu wéi kǒu wéi kǒu wéi kǒu wéi kǒu wéi kǒu wéi kǒu wéi kǒu wéi kǒu wéi kǒu wéi kǒu wéi kǒu wéi kǒu wéi kǒu wéi kǒu wéi kǒu wéi kǒu wéi kǒu wéi Kǒu wéi kǒu wéi kǒu wéi kǒu wéi kǒu wéi kǒu wéi kǒu wéi kǒu wéi kǒu wéi kǒu wéi kǒu wéi kǒu wéi kǒu wéi kǒu wéi kǒu wéi kǒu wéi kǒu wéi kǒu wéi kǒu wéi kǒu wéi kǒu wéi kǒu wéi kǒu wéi kǒu wéi kǒu wéi Kǒu wéi kǒu wéi kǒu wéi kǒu wéi kǒu wéi kǒu

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HORS D'HALEINE - Carte Blanche lors de La Station de Tourisme Expérimental 2 - du 6 au 13 juillet

 Le 13 juillet 2013, sur le marché de Dunkerque, à partir de 10H30, il y aura de nombreuses performances. Quelques-unes auront également lieu le soir, sur le Môle1 mais aussi dans un bateau et sur une piste de skate... Des infos plus précises ne tarderont pas, pour le moment voici déjà les noms des performers que j'ai invité pour cette journée :

Alessandro Bosetti

Bartolomé Ferrando

Charles Pennequin

Cécile Richard

Margueritte Bobey

Marie-Caroline Hominal

Mathieu Bohet

Peter Rosvik

Roi Vaara

Sabina Maria Van Der Linden

Stéphane Nowak Papantoniou

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 LIEUX OU SE DEROULENT LES PERFORMANCES LE 13 JUILLET :

Au Marché de Dunkerque à partir de 10:30 jusque 14:00

Devant la vitrine du magasin d’Histoire d’Amour, rue des Sœurs Blanches, Dunkerque, à 12:00

à Fructôse, en soirée, pendant le Bal et Boum à Roulettes et à bord du Mini-salon Flottant, à partir de 19:00

 

Si vous cliquez ici, il y a le blog Hors d'Haleine qui est souvent actualisé avec des infos de chaque artiste. 


Les artistes réunis lors de ces journées affirment, par leur pratique singulière de la performance, que l’art est bien vivant. Il est action. Il est inventif. Il est drôle. Il est subversif aussi, et ces artistes jouent avec lui, comme un enfant jouerait à la pâte à modeler. Faire de l’art comme faire des choses dans la vie qui nous entoure. Avec eux, la vie est chouette, rigolote, exigeante aussi. La vie pour eux pousse par la pensée, elle monte sous le geste, et parfois elle surgit dans la voix. Des pratiques très singulières et différentes et qui pourtant se rejoignent dans ce qu’on peut appeler « l’art contemporain ». Mais un art loin de l’art finalement, un art loin des galeries, loin des postures d’artistes, un art loin des scènes et du théâtre en particulier. Faire des performances ce n’est pas danser ni jouer sur une scène, devant un public. Faire des perfs c’est être. Faire des perfs c’est vivre. C’est se sentir en un lieu concerné. C’est montrer son obsession au monde. Mais le monde lui, il s’en fout. Le monde lui, il avance. Mais le monde lui, il bouge. Le monde lui, il est en parallèle et ça discute avec l’art, pourquoi pas! Ça échange, avec l’autre, sans rapport obligé entre un quelconque spectateur et celui qui œuvre. Œuvrer. Ouvrier. Ouvrier la vie. Le vivant. L’art est vivant. Rien à voir pourtant avec les « arts vivants » et les « arts de la rue ». Rien à voir avec les conventions d’un art de dominés et de dominants. Rien à voir avec la télé ni avec ses dérivants, ses dérivatifs et ses adjuvants pour un monde de fêtards. Un monde d'oubli et qui veut se délasser, se vider la tête, comme au cinéma. Le cinéma c'est bien, mais là il ne s'agit pas de faire du cinéma. Ces artistes ne cherchent pas à plaire avec leur action. Ils ne cherchent pas à posséder les regards. Ils cherchent juste à faire avec ce qui se trame. Ils cherchent à bidouiller avec ce qui se prononce. Ils cherchent ce qui s’avance et ce qui s’oublie aussi dans l’existence de maintenant. C’est d’ailleurs résolument un art pour maintenant. Parce que toute la vie des performers est engagée dans le processus de l’art. Un art qui va piquer l’air. Un art vivant, vibrant et vibrionnant. Un art pour le geste et pour la parole et pour que la vie soit enfin à l’air libre.   Charles Pennequin.