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l'émotion

 la vie nous réserve de ces surprises, prenez par exemple tous ces charniers de corps qui ont été traînés jusqu’ici, jusqu’à notre lit et ainsi à travers les siècles, tous ces siècles où l’on a massacré autant de peuple qu’il n’en faut pour arroser des continents entiers, et ça en un rien de temps, c’est la vie et ses surprises du temps, la vie surprenante, la vie sans cesse renouvelée et pour cela il a fallu saigner plus d’une vierge, pour cela il a fallu égorger bien des doux agneaux devant le temple pour que continue la bonne vie et la bonne chère, la bonne et chère vie et la circulation des idées, il a fallu bien envahir et bien tuer des peuples dans leur entièreté, bien soumettre à l’idée pour que jaillisse enfin la vie pleine, je vous le dis, en ce temps-là j’étais roi et je détenais toute l’âme de mon peuple, en ce temps-là je me disais déjà qu’il fallait en noyer plus d’un ingénu sous une avalanche d’huile brûlante pour que jaillisse enfin les rayons blancs de la vérité, car la vérité ne nous était pas dévolue, il faut à chaque fois découvrir la vérité sous son linceul, à chaque instant la vérité se couvre de son linceul, et nous nous couvrons aussi, nous ne voulons pas aller de l’avant dans l’idée, alors que l’idée nous donne ce feu par lequel nous existons et c’est comme ça qu’il nous faut partager la vie réelle à tous nos innocents contemporains, coûte que coûte le pauvre contemporain obéira à notre seule idée rayonnante, comme un rayon tout blanc la vérité et qui le frappera furieusement, nous ferons ployer toutes les existences et nous noierons tous les peuples insoumis à l’idée, car c’est l’idée seule qui a fabriqué cette existence pleine de plis et que nous avons une bonne fois décidé de faire la lumière dessus, dépliant un à un les écheveaux qui nous empêchent de réaliser la vie, la réalisation de la vie passera par la mort de tous. 

 

 

les enfants voient le ciel depuis la charrue

ils se prennent pour des vipères

ils mettent des branches sur le front

et sautent depuis les blockaus

ils se font tomber par les cousins

les vilains cousins tout gras et tout cons

ils sont trop cons les cousins quand ils deviennent grand

du coup ils mourront avant nous

les enfants se ruent dans les charrues

puis ils vont dans des trous d'usine

ils vont là et passent dans des tuyaux

c'est des tuyaux gros pour aller dans de grosses et sales usines

les gras et grands et gros enfants dans les toutes grises usines

ils y vont avec une fille

ils veulent déshabiller la fille

ils disent qu'il y a des ouvriers qui nous regardent

les ouvriers sont en bas ils ont des caméras

et ils regardent si on n'a rien caché

si on n'a rien on pourra sortir

il faut que la fille enlève sa culotte devant la caméra des ouvriers

il faut qu'elle jette sa culotte à travers les étages

et qu'elle frotte son sexe sur la poutre

pour bien montrer qu'elle rien

comme ça les ouvriers les laissera s'en aller

il y a comme ça des ouvriers d'usine plein les rues et qui regardent

tous les ouvriers qui ont des jambes de bois sur des mobylettes bleues

et sur les mobylettes aussi des gros gras gris et grands chats

des chats tout gros qu'on lance depuis des fenêtres avec des culottes sales de fille

les filles ont les culottes très sales

c'est comme les roues des ouvriers

les roues qui roulent dans les voyettes pleine de pisse

ça sent la pisse plein la voyette à chaque fois qu'on passe disent les enfants

les enfants chapardent

les enfants se révolent contre les ouvriers

ils achètent plein de pétard au café bédu et après ils viennent à la salle des fêtes

les ouvriers montent dans les bus

tous les villages sont remplis d'ouvriers et d'usines

les enfants se cachent dans les charrues

ils caressent les vaches

il les cognent

ils se vont jusqu'au deux arbres et se font poursuivre par un taureau

ils se cachent sous un arbre

ils se cachent dans les nouveaux lotissements

dans les nouvelles maisons en construction

là aussi les ouvriers farfouillent

ils cherchent si on n'a pas caché des armes

la fille dans la nouvelle maison doit encore se déshabiller

elle doit se mettre à poil pour montrer aux ouvriers qu'elle a rien

après ils nous laisseront tranquille

pour le moment tu dois enlever ta culottre et frotter ton sexe sur le parpaing

après ils verront qu'on n'a rien caché

et ils nous laisseront la vie sauve.

le sentiment

 le sentiment, le bon senti, la mentirie, la mentirie de ce que l’on sent en dedans, tout le mensonge bien senti et bien développé de sa personne, sa petite personne qui glisse dans les événements, les événements ne provoquent aucun sentiment, c’est l’image de la petite personne glissante, la personne pimpante de senti et de mentirie, la mentirie des images pleines et senties, comment je me sens mieux qu’en glissant dans le sommeil des événements, car les événements nous font dormir, il n’y a pas un événement qui agit sur notre conscience, car notre conscience est le lieu même de notre évanouissement dans les sentiments, c’est le sentiment qui est bon, il n’y a pas à reculer dans le sentiment, c’est comme s’enfoncer dans de la matière pour être pleinement reçu par soi, mais soi n’a pas d’odeur, c’est comme l’argent, l’argent c’est lui qui fabrique tous les sentiments et les bons événements où s’y promener consciemment, conscient et senti et ment, les gens se déplacent à l’intérieur d’une musique d’événements et se remplissent les poches comme ils peuvent, il faudrait plus de poches à événements, il faudrait plus se remplir les fouilles en ce moment c’est-à-dire glisser et rêver et se laisser à la mentirie des sentiments et des passions, il n’y aurait jamais dû y avoir ce mot, le mot passion n’aurait jamais dû passer à ce moment-là. pourquoi le mot passion est passé par-là. je n’y peux rien, j’ai cru que je parlais de sentiment dans l’événement, j’ai cru me remplir les fouilles argent comptant, espèce sonnante et trébuchante et me voilà bloqué sur la passion, comme si je franchissais une crête, il faut que j’aille de l’autre côté maintenant. maintenant je m’engage à la perte de tout ce qui a fait mon personnage rempli de choses qui ne lui correspondent pas tout à fait, c’est quand il est fatigué qu’il se des-implique ainsi de la passion et des choses qui l’eurent et l’usure même du temps et les choses qui fatiguent amplement son petit carré personnel, car en fait il s’agit bien d’un carré, de quelque chose de concret, et la chose concrète c’est qu’il ne suffit pas de se mettre en quatre mais de se mettre à baiser, là, devant vous, pour vous prouver tout le contraire de ce qui a été avancé jusqu’ici, oui une bonne et vraie mouvante baise bien ragoutante avec des personnages qui en ont gros sur la patate d’avoir pu vivre ainsi dans les voyages et les heurts de l’existence alors que l’existence n’est qu’un boudin où il faut forcer le passage, c’est-à-dire rentrer à coup de bélier dedans, forcer la bête à se mouvoir et agiter ainsi les chiffons rouge de la vie en dedans, les chiffons et les petits trucs en plis sexuels, les petites pliures qui n’ont rien à nous offrir que leurs petits trucs, c’est pourtant avec toutes ces trucages que nous nous sommes pliés et que ça à chauffé ainsi notre petit coeur précisément, c’est exactement à cet endroit, à l’endroit du petit cœur, lorsque j’ai appelé cette petite poulette qui avait des gros bras et des cuisses d’homme du sud, effectivement je ne me doutais pas que j’allais rencontrer ma poulette du sud à l’intérieur même de mon passé, car c’est là que je la voie le mieux ma poulette du sud, qui est-elle sinon le produit édulcoré de quelqu’un de très proche dont je tairais pour l’instant le nom pour les besoins de la production, la production de la science, sinon je vais dire qu’il s’agit d’une belle petite poulette sur un vélille et qui voyage dans la forêt pour se faire déflorer, il suffit de dire ça et déjà la théorie de nous-ne-baiserons-pas-ensemble, ou alors jamais qu’un œil borgne, est déjà révolue, il suffit de s’avouer un peu à soi-même que toute exploration temporelle croise des choses inavouables que n’importe quel artiste même le plus avenant, le plus plié dans ses questions, ses obsessions, ne veut même pas connaître, et c’est pourtant ainsi que tout a commencé. (fin du premier chapitre) 

 tout ce qui est extérieur à la parole se dit dans la voix, toute la voix reproduit tous les gestes et les choses qu’on fabrique en dehors de la bouche et pourtant tout dans la bouche est ce qui est fait dehors, en dehors de tout mot il y a la voix car la voix dit tout ce qui pourrait être fait dans l’espace mais là il faut le reproduire dans la voix et la voix exprime à elle seule ce qui a été acté dans toutes les vies, tous les actes sont reproduits dans une seule phrase, nous sommes des professionnels ne reproduisez pas ça chez vous.

la jeunesse est pombante. pourquoi tant de plomb ? à qui est destiné tout ce plomb. la jeunesse nous plombe, c’est dans la bouche, c’est notre pain, il s’enfourne, la jeunesse est lourde et pleine, tout tient dans la bouche, c’est lourd, c’est du plomb, la jeunesse embraye, la jeunesse plombe, oui, on l’a déjà dit, oui, mais l’amour on n’en a jamais autant parlé la bouche pleine, et c’est bien de cela qu’il s’agit en vérité, en vérité il s’agit même plutôt d’un petit chien qui nous suit sans cesse, on a beau quitter la place à une heure tardive, le voilà qu’il rapplique illico ce petit chien, comme j’ai aimé ce petit clébart à la voix qui tremblotait entre deux rames de métro, je le vois encore me supplier avec ses beaux petits yeux de le prendre, mais de la merde, qu’il aille aboyer son mal être ailleurs, les gens sont dans un de ces mal être qu’il faudrait tous les nicher dans notre vie, leur trouver une raison d’être, ce sont des petits chiens rien d’autres, il ne font qu’aboyer de l’amour à tour de manivelle, mais nous ne voulons plus des animaux en laisse, nous voulons des animaux anti-chien, nous voulons des meutes et c’est pour cela que nous voulons embrasser tout ce qui se présente à nous, même si c’est notre image, tout tourne autour de notre image, nous ne pouvons faire un pas sans se retrouver face à cette glace où nous stationnons, faisant le beau, nous faisons toujours le beau face à nous-mêmes, quand est-ce que tu viendras me donner la petite papate à son mémaître ? jamais de mémaîtres, que des poils rèches et drus, que de la carne de chien errant et même pas de chiens, que de l’errance à poil, dans la forêt de soignes. va donc un peu te faire soigner à soignes avec tes amis de la branche des joyeux drilles. 

le moi-mot, la révolution et les petits culs

 nous n'avons pas assez de mots pour traiter la vie. il faudrait la traiter en permanence. comment je retraite la vie. je n'ai pas tous les mots. les mots ne sont d'ailleurs pas les miens. je n'ai jamais eu de quoi bien traiter la vie avec les mots. tous les mots m'ont manqué au moment opportun. jamais je n'apparais au moment où il faut dans mes mots. car déjà ils ne sont pas de moi et moi je ne suis pas non plus dans la vie vraiment. car je ne suis pas dans un moi. ou dans un mot. ou alors c'est un moi-mot enfoncé au dernier degré. entassé dans la vie qui est pleine de mots-à-moi. les mots-à-moi qui ne traitent de rien. les mots-à-moi qui n'ont guère de vie et qui nous remplissent à chaque moment pour nous faire croire en la pensée mienne. que la pensée mienne sauvera la vie à moi. alors qu'il ne faut pas penser la vie de moi et avoir la pensée sauve. il faut juste la traire. trayons la pensée-sauve dans la vie mienne de ses mots et voyons si le liquide est encore imbuvable. si l'on ne peut y boire c'est qu'il n'y a pas de vie à moi dans cette vie-là. car la vie mienne a trop abusé de mots. les mots sont trop gros. ils enflent. ils ont été pensés. les mots ont été chargés pour nous faire croire en la vie de moi. on nous a chargé de croyances pures et de pensées éclairées. alors que les phrases devaient tordre l'émotion. l'émotion en parole de quelqu'un qui vient de moi pour se faire traiter plus bas que terre par lui. tout ce qui a fait jusqu'ici sa vie à lui. tout ce qui l'a rempli et qui maintenant lui crache à la figure. la parole avance toujours masquée.

 

 

de toute façon nous sommes seuls, définitivement seuls, rien ne peut venir nous la chauffer, la place est la place d'un qui est seul, qui est nu et a froid, c'est-à-dire que même si l'on nous la chauffe en nous disant d'éviter de nous révolter et que nous pensions d'ailleurs que la révolte n'est que dans le cri, même si nous pensons le cri ou si nous pensons la parole comme un cri dans l'espace, ou si nous pensons le geste ou la pensée comme l'ultime révolution, nous aurons tort. les vrais révolutionnaires sont seuls et haïs d'eux-mêmes. alors, seuls on nous fera croire qu'il y a les autres qui suivent aussi le même enseignement, que tous ont été retenus à ne pas partir en vrille hors d'eux-mêmes, c'est-à-dire de cet enseignement qui serait la vraie révolution et dans le meilleur des cas nous ferons taire la révolution par le chacun pour soi révolutionnaire, et si nous ne nous taisons pas nous serons seuls aussi, nous serons tous des ennemis farouches à la solitude, alors enfermés dans nos principes ou contre tous les principes et même les nôtres, ceux qui nous soutiennent et qui, au fond, ne nous soutiennent pas, car ils ne se soutiennent pas par eux-mêmes, personne n'est soutenu en principe dans sa place, personne n'a de place dans son soutien principal à lui-même, tout le monde est vendu à la probabilité de l'autre, rien n'est plus probable, car non-improbable, nous croyons trop en l'improbabilité, trop de chaudes larmes sont versées sur le sujet trop voyant de l'improbable alors que devant nous s'affiche le paysage qui illustre nos mots et nos mots qui sortent viennent de cet air, l'air qui agite cette image et qui n'a jamais probablement appartenu à quiconque et donc à n’importe quel révolutionnaire sur une quelconque place.

 

 

toi t'aimes bien les bons petits culs, t'aimes bien ça voir les petits culs tout bons, t'aimes bien voir un bon petit cul passer, un bon petit cul papoter ou passer, hein ouais t'aimes bien voir ça, le bon petit cul qui demande pas son reste et passe, qui passe et qui rapasse, mais le bon petit cul ne demande pas mieux de rester, le cul petit tout bon qui demande pas son reste mais reste tout de même, t'aimes bien ça hein, t'aimes bien que le petit cul tout bon reste sur place, pour ça t'aimes bien que ça t'écoute un bon petit tout cul, que ça se tende bien de par le cul le petit cul tout bon, que cul tendu te soit tout ouï, qu'il soit tout oui le tout bon petit cul tout ouï, qu'un petit tout bon cul comme ça c'est bon pour n'être qu'un petit cul après tout, pourquoi ce n'est pas qu'un tout bon petit cul qui passe et qui rebondit quand on l'appelle, quand on le retient pour qu'il fasse un gros oui le tout petit bon cul tout ouï à toi, car c'est à toi qu'il est le petit bon tout cul n'est-ce pas, et ça t'aimes bien, t'aimes bien avoir ton tout bon petit cul et qu'il te dise que oui, que ça dise oui à tout, à tout bout de champ le tout bon cul petit qui passe et qui rebondit, c'est ça que t'aimes au fond, au fond du fond t'aimes bien les tout bons petits culs qui passent, qui passent et qui rapassent, les bons petits tout culs qui ne restent pas en place

 

(à l'apportage)

 

pourquoi les générations ont apporté quelque chose. pourquoi faut-il toujours qu’il y ait quelque chose qui apporte aux suivantes. pourquoi toutes les générations s’apportent ainsi. pourquoi nous, dans la génération, avons eu la volonté d’apporter. nous avons sans doute eu vent qu’il fallait une apportation. nous avons sans doute su par quelqu’un, peut-être la génération suivante, qu’il fallait coûte que coûte apporter. pourquoi apporter. car après avoir apporter il faut laisser l’apport là où il est, pour ceux qui viennent et qui apporteront. chacun apporte après ce qui a été apporté et cela fait une masse d’apportation. des apports apportés sans cesse et qu’on a fini par appeler les apportations. d’ailleurs, on ne voit pas pourquoi il ne faudrait pas ne pas apporter. certains y ont sans doute pensé. certains n’ont peut-être rien apporté. ils se sont servi de tous les apports d’apportation qui faisaient déjà des tas bien devant leurs yeux tout grands ouverts. leurs yeux étaient déjà comblés, il n’y avait donc rien à faire et puis pourquoi apporter et encore apporter pour ensuite désapporter. car c’est ça que nous faisons. le but final ne serait-il pas de désapporter plutôt que d’alimenter les apportations en apportant encore. car bien souvent ceux qui apportent finissent par désapporter. et c’est pour ça qu’il faut s’interroger sur la notion d’apporter en génération. les générations s’apportent et se désapportent. quel est l’intérêt. on aurait mieux fait de ne rien faire. ne pas apporter aurait finalement permis d’éviter la désapportation. car la désapportation, c’est ce qui se pratique le plus finalement. les générations n’ont finalement rien apportées aux suivantes et les suivantes n’ont rien apportées aux précédentes. toutes les générations d’apporteurs ce sont finalement copieusement désapportées. voilà le bilan que nous pouvons faire pour les générations à l’apportage. c’est le bilan de la désapportation. rien n’a été apporté qu’il a fallut de suite le retirer du bilan d’une quelconque génération d’apporteur. rien n’a été donné que finalement il a fallu le reprendre. ce n’est même pas ça. il n’y a pas eu de retrait, de retirement ni de reprisure, il n’y a eu que des apportations qui se sont mal apportées et qui donc sont devenues de vraies désapportation. c’est pour cela que nous ne nous sommes rien apporté, car nous nous sommes bien désapporté. nous n’avons finalement fait que du désapportage à tout crin.

 

NO TOMB FOR MESRINE - TRADUCTION THOMA SIDOLI

That’s it for me it’s over, I can’t find it his vault and anyway I don’t give a shit, I don’t give a shit I’ve been walking for hours in this shitty cemetery, and the publishers who had asked me to take care of his case, the paper undertakers behind their desks and who write to tell me they love my work, the publishers loaded with their low-brow works and who adore my work, have given up on the project. They like my work a lot but find that it isn’t romanticized enough, good old cursivity as they say, good old soup, that’s what they want the publishers who love my work, but ask something else of me, because they prefer to publish things they don’t like, it’s not good to like the things we publish, we like it but it’s not good, we mustn’t. That’s what they say the publishers who had contracted me for a tomb. I had to redo him his tomb for Mesrine, as you would redo his portrait, or recover him his health, to put him in a tomb at last worthy of him in any case, a thing with all the cemetery of thought around it, but no. The good old soup as they say, the good old cursive thing, the good cursive wank, the cursive incursion into the novel for arseholes, that’s what they want behind their desks the publishers who just looove my work. They don’t want us to hole their arse for them, that we redo their arsehole for them. All they want is that we take it nice and deep, the good old cursive thought of the good daddy-novel, the good paternalistic wank, the good cursive arse bang, “cornysivity” as they say, that’s what we need, that’s what they want, even if they just looove my work as they say, frankly they love it but well here no, ah no we can’t here, oh here no danger that we fuck each other up the arse, oh here no danger that we screw you from behind madam, because yes madam, they walk a thousand steps that lead nowhere, they’re behind their desks, they’re publishers and they’re behind their keyboards with a hand on their dicks, they’re there asking themselves why we want to bash them one, oh that, whereas they, they want some novel, they want some cornysivity thing viable for the generalized buggery, the good old family thing, they want that even for Mesrine, and so what? They want a decent and dignified burial, with beautiful alleys, they want flowers, wreaths, some what-d’you’call-it as per usual, things as per usual, a good idea to piss people off, that’s what we want the publishers say, to really piss people off! But make us give a shit certainly not, oh no certainly not give our little crowd the craps, oh leave our little crowd underground there, well buried the desires of the little crowd, the lower classes of our desires well buried under the pretty alleys, the straight lines, tidied thoughts all wrapped up in a nice bouquet, and with no dirty tricks inside, no dirty tricks even for Mesrine, Mesrine he died among the lower classes, the crooked lower classes Mesrine he’s been put away with the inlaws, the good daddy-novel with it’s pretty girls, the daddies the girls but no arse fucking in the cemetery please, no public buggery please, go and do that somewhere else, no settling of scores with the pox-ridden publisher of publishing no, no explanations to give to the little half-pint of novels, just a stab in the back hup!, just a little stab of the contract hup, just a little bang in my tight little arse, come here little arsehole, come here you little queer writer you little fuck-up, you little shit come here and get your arse scraped out by the publishing world come, come and take a good one, we’re going to publish you you’ll see you little shit hole, little shitty thing, your life isn’t writing, your life is publishing, is the author, the published author, little tight arse tight-fitting trouser wearing author, nice cock shape nice quill, the shape the sheath the little quill, the good quill in the shape of the moment, the good mummy-shape come, come and take a narrative squirt in your face you who want to live, living is writing, living is life, life is violence, life is piled-up shit you little arsehole, your second tight little hole in your tight arse, it’s you, it’s you whose piled-up deep in the author’s arse, and the author squeezes his bum-cheeks, the author has squeezed his willie well against the publishing of my arse, and the publishing of my arse has once again decided to throttle everyone, because literature isn’t life, literature is squeezing willies, it’s contracts and being given a good telling off, publishing isn’t violence, violence is only up your arse you little deconstructed shit, has anyone already seen such a little shit deconstruct itself, has anyone already seen such a thing, it’s only up your little arse that freedom exists you little shit, it’s only in the smashed-up shit deep down in your thought that you exist, you are going to need to toe the line now, and toeing the line means taking smacks in the mouth my little dear, toeing the line in the alley of thought you little half-pint, you little melody for placing somebody in a coffin, we have placed thought in a coffin, we have shoved something up it you know where, come here little loser, come here, who did you want to sort out, whose portrait do you want us to sort out, we’re the ones who are going to sort out your little writer’s face, and kindly too, little tenderness, my little tender thing, my tender and sweet tenderness, my all tender little screw-up, I twist your tender, you little smoothy, tiny little smoothness my little end that I twist you, I twist you again you all tender little screw-up, little thing just as well drunk, little end all drunk and that I twist just as much, my little end, my tender little thing, my little tender thing my all drunk tenderness, my work, the work is drunk, the wine is drawn, come here little nutcase that I twist you some more, that I rearrange your portrait, and bend it, and smash its face, and that I make many faces from your face, my all plump little tender thing, all grimy little plump all in skin in a toad, all crapped and chewy, you tiny little beak end, come here my little mug, come here that I tinker with your mug, you creased up little being hahah, come here that I belt you one, that I smack your mouth, and that you be starving you little bird of misfortune, little thing end, come here that I break you in two, that I screw your arse you little shit, and that I belt you once more, and then twice, and then twice more, and that I belt you until you can’t take it anymore, it’s my round, you’re going to drink up you little fuck, little funny thing that you are, you really thought you were something else for few minutes, for a few minutes you were walking down the alley, the sun was out the weather was nice, nice weather to go for a walk, even if it rains I go for a walk I’m scared of nothing, I’m walking in the sun soaked alley, nice weather, it rains then it’s nice, as a result I am having ideas, I am going to write I am going to think, I think about a heap of things that could happen to me in my head, all these things that happen to me and it works, the head works fine you little queer, you really thought you were something else for a few minutes you little arsehole, in a few minutes you remade the world, and then the world dropped you, all of a sudden nothing under your feet, nothing left to answer back, nothing left to think all of a sudden the great emptiness, a good shovelful of earth on your face, and still you thought you had things to say, but there nothing left, nothing but emptiness and shoving yourself back in, as per usual, you could see life clearly in the alley, you could feel the present, the uncontrollable present, for the present is uncontrollable you were thinking to yourself, the present is uncontrollable my arse, the proof of it yes the proof, there you took a good hit in the eyes of the uncontrollable, the uncontrollable present my arse, the incurable present my arse, uncontrollable my arse, the present impossible to miss oh that yes, oh that my arse yes, the ungorable present oh that, you repeated it to yourself each one louder than the other your present, your ungored present of not five minutes ago, you couldn’t guess it would backfire, you couldn’t guess the uncontrolled backfire up your arse, that is all you needed today, a good uncontrollable present and all up your arse, today you were telling yourself I would really like to live the uncontrolled, and I’ll pass a thousand people, yeah it’s happy little crowd this, yeah people seem happy, yeah sometimes people,  sometimes no sometimes a little sometimes yes very, very happy that they are, are they? Are they really happy? Not all art makes people happy, not all art makes life happy I thought to myself, not all art is contentment, all art takes life as fat or lean, whereas life isn’t fat but lean, lean with the fat missing, but art makes us love the lean, that’s the essential thing, and the essential is in lactel[1], that’s what I was told once, someone corrected me because I had spoken of the essential, and someone retorted the essential, charles, is in lactel, once again they had shut me up well and good, like today, today they’re shutting me up with the present, the present is in the rain today, and yet it is nice, yet the weather is nice, nice weather to walk up the alleys yet, for a few minutes I believed it, I believed the world was well since I was well, and that it was nice, that the weather in the alleys was nice, but I was well because things aren’t going well, things aren’t going well for the people who are well I thought to myself, it would be good to have an argument with everyone we pass, to get angry with a thousand people around us, a good thousand, a barrelful of people which would  charge down, and we would get angry, we would be red with anger, throats would swell, we would knock back our rage, it would make everything swell, we would feel like a quarrel inside us, something rising up, like an adrenaline rush yeah, and all hell would brake loose in the streets, or in the pubs, the cinemas, the places open or shut, everywhere people with their teeth showing ready to bite, but it would be me who would bite the most, everywhere people who would be good only for being told off  and bitten and why? Why should we get landed with arguments with people now straight away, to tell them it is no longer possible to live in their fashion, their fashion is over, the fashion of when it’s them: not much left.  They can all believe in what they want and hang on as best they can to what they want, like their fashion, they can what they can and hang on as best they can to their fashion of them, they want to and they can, they want some power and will, these are desperate attempts people, because it is tempting not to despair, but everything is despairing and we need to hiss it, to hiss the desperation, that is what we need to tell the people we are telling you off for the good cause, keep going, the more you talk about it the more I’ll shut your mouth arse-face, no? No you won’t shut your arse-face? Your arse onion face ready to peel, all the peeled onion skins no? That’s what we shout in their ear, we make something like the noise of a creaking door in their ear, we clean the brains out, we shout animal songs in people’s ears, that’s all that’s left to do, there’s nothing else for it, enough of the nice words I read on bits of paper, enough of all the words of you culturally concerned people, now we need to bark in people’s ears, it’s the concept of now, it’s conceptafarted for now, for now is a time in full flicker, for now is a time covered in mud and in the mud a bone, or something hard, in the mud of all the fashion of how to live, there is now some one who says nothing of how to live, and that we must live, live the not how to live, live the je ne sais quoi which is written nowhere, nowhere opposite, not on my desk, not on the forthcoming problems, the problems of how to live, the problems of how to pay, and how we are going to manage to pay, all the problems of how things will be in a month, or two, or three, in three months we won’t know how to pay anymore, in three months the streets, in three months or less, maybe a month in the streets, a little month to wait until the streets and really bark, the street to me and me barking, and I’ll bark until they give me something, if they give I’ll stop, I’ll be told I’m not allowed to bark at people like that, you need a badge, if you want the badge it’s a big white badge and you can do your barking job, but here all is privatised, the street is privatised, the public spaces are privatised, the seats everything, the benches there are no more benches, you do not read your sheets of paper on a bench because there are no benches and on the floor neither, on the floor is privatised, you cannot sit on the floor, everything privatised, bricks posters shop windows neons landings tiles metal frames are privatised, therefore what you need is a badge.



[1] Translator’s note : reference to a French milk commercial.